viernes, 29 de abril de 2016

DENIZÉ LAUTURE [18.564]


Denizé Lauture 

Nació en Haití y emigró a los Estados Unidos en 1968. Escribe poesía en francés, Inglés y criollo, y su poesía ha sido publicada en numerosas revistas literarias, entre ellas  Callaloo, Black American Literature Forum, and African Commentary. Es el autor de dos libros de poemas y tres libros para niños, entre ellos el Padre y el Hijo (Putnam, 1993). Lauture actualmente enseña en la Universidad Santo Tomás de Aquino en Sparkill, Nueva York. Vive en el Bronx.

Poesía en criollo:

Boula Pou Yon Metamòfoz Zèklè. New York: Bohyo Enterprises, 1987.
Madichon Sanba Dlo Nan Sensè a. Illustrations de Frantz Balthazar. Kearney (Nebraska): Morris Publishing (Koleksyon Liv Tanbou Liberasyon), 2003.

Poesía en francés:

Poèmes de feu et de soleil. ClicNet, 1998.
Deux douzaines de lunes d’or. Ottawa: Vermillon, 2013.
Les Dards empoisonnés du denizen, poèmes écrits entre 1970 et 1980. Préface: Frantz-Antoine Leconte. Cambridge, Massachusetts: Trilingual Press, 2015.

Poesía en inglés:

When the Denizen Weeps. New York: Denizenism Editions, 1989.
The Black Warrior, and Other Poems. New York: SubPress, 2006.
Denizens of Hope. Translated by Jack Hirschman, Boudiba and the author. Berkeley: CC. Marimbo, 2013.

Literatura para la juventud:

Father and Son. Illustrations de Jonathan Green. New York: Putnam and Grosset, 1993; New York: Philomel Books (Penguin), 2009.
Running the Road to ABC. Illustrations de Reynold Ruffins. New York: Simon and Schuster, 1996; Aladdin Paperbacks, 2000.
Mother and Daughters. Illustrated by Vladimir Cybil Charlier. Coconut Creek (Floride): Educa Vision, 2004.

Novela:

Stories from the Bottom of my Heart. Coconut Grove, Florida: EducaVision, 2011.

Poésie aparecida en obras colectivas:

« A Green Star for the Bard », « The Gift of Creativity » et « Necropsying », Black American Literature Forum 20.3 (Autumn, 1986): 251-253.
« Vèvè », poème en deux versions, anglaise et créole. Callaloo 15.3 (Summer 1992): 639-642.
« Chair et astres » et « La Prunelle de mes yeux ». LittéRéalité 10.1 (Printemps/Été 1998): 145-146.
« Kout poud desounen » (« Zaps of Zombifying Powder »), « Kout kreyon granmoun » (« Strokes of an Adult’s Pencil ») et « Desten nou » (« Our Destiny »). Open Gate: An Anthology of Haitian Creole Poetry. Laraque, Paul et Jack Hirshman, eds.  (traductions en anglais par Jack Hirschman and Boadiba). Willimantic, Connecticut: Curbstone Press, 2001: 182-189.
« Song of Two Lands » (extraits) et « The Stink Generation ». Bomb 90 (Winter 2004/2005): 92-94.
« Kout Manch », « Pilon », « Non » et « Mitan Sèvèl ». Pour Haïti. Suzanne Dracius, éd. Fort-de-France: Desnel, 2010: 306-324.




Miles de balas
han atravesado
el pecho del pájaro.
Pero aún vuela,
vuela no con demasiada esperanza
¡Pero vuela...!
¡Quién sabe!
Algún día, en algún lugar del bosque
quizá aparezca un ser,
un ser inesperado
y llorará, llorará
sinceramente
sobre las heridas...




Y LA HUMANIDAD LLORA…

La música duerme dentro de la madera
La madera habla música
La música  toca el corazón de la roca
La roca repite la música
La música se esconde dentro del metal
El metal repite la música
Y la humanidad llora…

Las melodías llegan con el viento
El viento viaja con las melodías
Las melodías multiplican los rayos del sol
Los rayos del sol hacen vibrar las melodías
Las melodías salen con la luz de la luna
La luz de la luna se desvanece en las melodías
Y la humanidad llora…

El firmamento percibe la armonía
La armonía hace girar el firmamento
Las luces de las estrellas se inclinan en armonía
La armonía desciende por la luz de las estrellas
El horizonte simboliza armonía
La armonía pertenece al lejano horizonte
La humanidad llora…

La humanidad llora…

¡La armoniosa música de las lágrimas que caen
la melodía del corazón humano…!”

Denizé Lauture.-“Y la humanidad llora”




Cet homme universel

Cet esclave 
Cet Africain 
Ce Noir 
Cet homme 
Nommé Toussaint!
Cette île 
Cet océan 
Ces montagnes 
Cette plantation 
Nommé Bréda!
Cet esclave de l’île 
Cet Africain de l’océan 
Ce Noir des montagnes 
Cet homme de la plantation 
Ce Toussaint Bréda!
Ces esclaves révoltés 
Cette colonie 
Cette Europe 
Cette barbarie!
Ce phare 
Cette étoile 
Cet éclair 
Cette Ouverture!
Ce phare éclairant les révoltés 
Cette étoile illuminant la colonie 
Cet éclair zébrant l’Europe 
Cette ouverture contre la barbarie 
Ce Toussaint Louverture!
Cet homme né esclave 
Cet esclave vétérinaire 
Ce vétérinaire meneur d’hommes 
Ce meneur d’hommes guidant l’humanité 
Ce Général Louverture 
Tout Saint!
Cet ultime forgeron de la fraternité 
Cette foudroyante comète de la liberté 
Cet aveuglant soleil de l’égalité 
Ce titan de l’humanité!
Ce TOUSSAINT BREDA LOUVERTURE 
Cet homme universel!



La ronde des comètes

C'était une drôle de tête 
Ses prunelles dérobaient 
Dérobaient les flèches solaires 
Et les angles stellaires 
Les arcs lunaires 
Et les scènes célestes 
Et elle se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

La terre et ses mille haies 
Elle les ignorait 
De la mer elle avalait le sel 
Au-delà des quais 
Elle tanguait tanguait 
Son âme de folle gaie 
Voguait pirouettait 
Sur les marines crêtes 
Et sifflotait ses airs 
De gai oiselet 
Et elle se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

Elle dansait dansait 
Au rythme des ondes bleues elle dansait 
Au sifflement du vent elle dansait 
Au mugissement de l'océan elle dansait 
Elle dansait dansait 
Et les poissons médusés 
Dansaient avec elle 
Et elle se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

Elle voltigeait de crête en crête 
Comme un papillon fait 
De fleur en fleur 
Elle laissait la mer 
Pour le domaine des éclairs 
Les poissons pleuraient pleuraient 
Mais elle dansait et riait 
Et elle se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

Sur les abîmes insondés 
Sur les falaises escarpées 
Elle dansait 
Dans les verdoyantes plaines 
Sur les désolés sommets 
Elle dansait 
Elle baisait chaque fruit trouvé 
Les doux et les amers 
Ses lèvres laissaient 
Rouge toute fleur 
Rouge toute feuille, 
Et elle se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

Les âmes ailées amusées 
Suivaient son trajet de comète 
Et elle leur disait : 
"Chantons la ronde des comètes! 
Chantons la chanson des vrais poètes 
Et les douces âmes chantaient 
Oui toutes chantaient avec elle 
La ronde des comètes 
Toutes chantaient chantaient 
Avec cette drôle de tête 
Qui se disait Poétesse 
Chasseresse de comètes! 

Et le ciel s'illuminait 
Et la terre s'éclairait 
Et les rivières et les fleuves 
Et les mers reflétaient 
Les lueurs des comètes 
Et tout l'univers fredonnait 
La chanson des poètes 
Et la poétesse vierge FOLLE 
Collait ses lèvres MOLLES 
Aux mamelles de FEU 
A la fournaise SUPREME 
Des comètes RUTILÉES !!! 

ET IL SE DISAIT POETE 
CHASSEUR DE COMETES....!

Poèmes de feu et de soleil




Le soleil avait conquis mes prunelles. 
Je ne voyais que du miel, 
Du miel au grand pan du ciel, 
Du miel sur chaque petite feuille. 
Du miel sur chaque angle de pierre, 
Chaque motte de terre... 
Le soleil avait conquis mes prunelles.

Poèmes de feu et de soleil





Neige et soleil - Soleil et neige

Un soleil doux comme une mince couche de miel se traîne sur les feuilles des arbres. Pourtant, il neige. Légèrement, il neige. Le poète sent son âme partagée, comme cette nature divisée entre un peu de joie, les faibles rayons du soleil, et l'ultime tristesse, les flocons de neige. Neige et soleil! Soleil et neige! Il y a neige et soleil dans l'oeil du poète. Et ces flocons de neige, et ces rayons de soleil révèlent de merveilleux arcs-en-ciel dans les belles sphères de ses poèmes.

Poèmes de feu et de soleil




Un merveilleux faisceau de lumière 
Au-dessous d'un verre d'eau claire 
Crée pour l'oeil du poète 
Une métamorphose trinitaire 
Cercle spirale coeur 
Coeur cercle spirale 
Spirale coeur cercle - 

Le cercle s'est changé en spirale 
Et puis en coeur - 
Le coeur s'est changé en cercle 
Et puis en spirale - 
La spirale s'est changée en coeur 
Et puis en cercle - 

Un merveilleux faisceau de lumière 
Crée pour l'oeil du poète 
Une métamorphose trinitaire...

Poèmes de feu et de soleil




Le grand jeu 
de la quintessence

Le verre de vin rouge 
Montait et descendait 
Se déplaçait vers la droite 
S'immobilisait 
Revenait - 
Se déplaçait vers la gauche 
S'immobilisait 
Revenait 
Montait et descendait - 
Et le vin vacillait 
Vacillait - 

Sous le verre 
Une cuiller dorée 
Face en l'air 
Suivait et attendait - 
Et continuait sans arrêt 
Le petit jeu du poète 
Et du verre de vin rouge 
Et de la cuiller en or - 

Les doigts du poète tremblaient 
Ses pupilles se dilataient. 
Il attendait 
Guettait 
Comme une bête fauve 
Ce rayon de lumière 
Cette flèche céleste 
Qui transpercerait le verre 
Et transformerait 
L'or de la cuiller 
En ruisselets de sang - 

La déesse qu'il adore 
Est altérée de nectar sang-or..!

Poèmes de feu et de soleil




Seul 

Au seuil 
J'accueille 
Le soleil 

Le miel 
Du ciel 
Me ruisselle 
Chaque oeil 

Les blonds 
Rayons 
Sur mon front 
Dansent la danse des blondes notions 

Pourtant 
Ma musique 
N'a pas la mélodie 
De jadis 

Elle vibre 
D'un rythme 
Aussi triste 
Que la pluie 
D'un vendredi saint 

Elle se glisse 
Sans refrain 
Autour de la cheville 
De la vie.

Seul

Poèmes de feu et de soleil





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