viernes, 29 de abril de 2016

CARL BROUARD [18.563]


Carl Brouard

Carl Brouard (5 diciembre 1902 - noviembre 1965) fue un poeta haitiano. Es más conocido por su compilación de poemas titulados Ecrit sur ​​du Ruban Rose.

Brouard nació en Puerto Príncipe, Haití. En 1927, junto con Brouard Jacques Roumain, Émile Roumer y otros formaron La Revue Indigene: Les Arts et La Vie (La Revista indígena: Arte y Vida). Después de 1930, Brouard se convirtió en el "poeta oficial" de François Duvalier. (Papa Doc) 

Oeuvres principales:

Poésie:

Écrit sur du Ruban rose. Port-au-Prince: à compte d’auteur, 1927.
Pages retrouvées; œuvres en prose et en vers. Groupées par les soins du Comité soixantième anniversaire de Carl Brouard. Port-au-Prince: Éditions Panorama, 1963. En vers et en prose. Port-au-Prince: Presses Nationales d’Haïti, 2005.
Anthologie secrète. Montréal: Mémoire d’encrier, 2004.

Littérature pour la jeunesse:

Les aventures de Malice et de Bouqui. Illustrations de Robert Bigaud (Djoby). Port-au-Prince: Editions Christophe, 2000, 30p.




El poema de Carl Brouard (1902-1965) "Oración a hogún" muestra ese misticismo, en este caso, implorando a un dios del vudú:

Hogún 
dios de la Fuerza y del Ánimo, 
de mirada recta como un puñal 
infunde en el alma de los hijos de Yayute 
una energía sobrehumana 
venda 
oh venda sus nervios tendidos 
hasta la ruptura. 
Escúchame lo quiero 
hace falta 
porque toda la tensión dolorosa 
de mi voluntad 
ha pasado por mi oración.


Palabras de una isla/Paroles d'une île. Primera antología poética de la República Dominicana y Haití

Carl Brouard fue un poeta haitiano ligado en un principio a Jacques Roumain y sus planteamientos. Sin embargo, tiempo después se unió a la candidatura de Francois Duvalier. Murió tempranamente, publicó entre otros el poemario Écrit sur du Ruban Rose. Gran parte de sus obras se encuentran publicadas en Pages retrouvées: oeuvres en prose et en vers, Groupées par les soins du Comité Soixantieme Anniversaire de Carl Brouard, Port-au Prince, Editions Panorama, 1963.




L’Heure

À l’église du Sacré-Cœur
l’heure
l’heure sonne,
et ma mélancolie se déroule,
volutes molles,
au rythme du son.
Heures qui sonnez,
heures qui fuyez,
en la nuit brève,
en la nuit brune,
sonnerez-vous mêmement
au jour de mon agonie?




Nostalgie

Tambour
quand tu résonnes
mon âme hurle vers l’Afrique.
Tantôt je rêve d’une brousse immense
baignée de lune,
où s’échevèlent de suantes nudités.
Tantôt d’une case immonde,
où je savoure du sang dans des crânes humains




Nous

Nous les extravagants, les bohèmes, les fous,
Nous
qui aimons les filles,
les liqueurs fortes,
la nudité mouvante des tables
où s’érige, phallus,
le cornet à dés.
Nous
les écorchés de la vie, les poètes.
Nous
qui aimons tout,
tout;
l’église,
la taverne,
l’antique,
le moderne,
la théosophie,
le cubisme.
Nous
aux cœurs
puissants comme des moteurs
qui aimons
les combats de coqs
les soirs élégiaques,
le vrombissement des abeilles
dans les matins d’or,
la mélodie sauvage du tam-tam,
l’harmonie rauque des klaxons,
la nostalgie poignante des banjos.
Nous,
les fous, les poètes,
nous
qui écrivons nos vers les plus tendres dans des bouges
et qui lisons l’Imitation dans les dancings.
Nous
qui n’apportons point la paix,
mais le poignard triste
de notre plume
et l’encre rouge de notre cœur !




Vous

Vous,
Les gueux,
les immondes,
les puants :
paysannes qui descendez de nos mornes avec un
gosse dans le ventre,
paysans calleux aux pieds sillonnés de vermines,
putains,
infirmes qui traînez vos puanteurs lourdes de mouches.
Vous
tous de la plèbe,
debout !
pour le grand coup de balai.
Vous êtes les piliers de l’édifice :
ôtez-vous
et tout s’écroule, châteaux de cartes.
Alors, alors,
vous comprendrez que vous êtes une grande vague
qui s’ignore.
Oh! vague,
assemblez-vous,
bouillonnez,
mugissez,
et que sous votre linceul d’écumes,
il ne subsiste plus rien,
rien
que du bien propre
du bien lavé,
du blanchi jusqu’aux os.




Je vais vous dire

                                        pour Jacques Roumain

Écoutez, compagnons,
je vais vous dire des choses…
Tout d’abord, versez à boire :
Quand j’aurai claqué, mes chers copains,
ne pleurez pas,
n’écrivez point de plaintives élégies,
surtout, ne faites pas de vers In Memoriam.
Mais que ma tombe vous soit une taverne
où l’on chante,
où l’on se saoule,
et que le rythme mystique et sensuel d’une méringue
me berce dans ce moelleux hamac qu’est
le néant.
Je vide ce verre
avec l’espoir
que les toasts qu’il me reste à faire
ne seront pas nombreux.



Ô Loulouse

Douce Loulouse
tu buvais de la crème de menthe
du gin
du « Black and White »
et tu es morte.
Ô Loulouse,
tu sentais la pommade moelle de bœuf
le Pompéia
tu fumais le tabac de Virginie
et tu es morte.
Loulouse,
tu te dévêtais entièrement
quand tu faisais l’amour,
mais tu es morte
et contemples à jamais
le bout de tes orteils.





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