lunes, 12 de octubre de 2015

CLAUDE ROYET-JOURNOUD [17.206] Poeta de Francia


Claude Royet-Journoud

Claude Royet-Journoud (Nacido el 08 de septiembre de 1941 en Lyon, Francia) es un  poeta francés contemporáneo y artista, que vive en París a partir de 2010-

Publicaciones de Royet-Journoud en francés incluyen su tetralogía, publicada entre 1972 y 1997: Le Renversement , La Notion d'Obstacle , Les Objets contiennent l'infini , and Les Natures indivisibles (1972, 1978, 1983, 1997). He was also co-founder & co-editor (with Anne-Marie Albiach and Michel Couturier) of the journal Siècle à mains (1963–1970). A champion of American poetry since the 1960s, when he translated George Oppen and published John Ashbery and Louis Zukofsky , he has edited (with Emmanuel Hocquard ) two anthologies of American poetry, 21+1: Poètes améicains d'aujourd'hui (1986) and 49+1: nouveaux poètes américains (1991).

También editó el pequeño diario, "Zuk", en el que aparecen traducciones al francés de obras de poetas americanos.

Otras publicaciones que han aparecido en traducción incluyen: The Crowded Circle (tr. Keith Waldrop ) (1973); Até (tr. Keith Waldrop, 1981); "The Maternal Drape" or the Resititution (tr. Charles Bernstein ), 1985), and Theory of Prepositions (tr. Keith Waldrop, 2006).


Claude Royet-Journoud: Discriminar (Discriminer)


Toda la poesía es preposición.

Sólo al poner el pie en el corazón de la cuerda
se despliega la narración. Antes de eso, sólo hay fragmentos de
sentido y no se ve nada de lo que urde la intriga.

La voz no ayuda a reconstituir un armazón. Disuelve
el conjunto, lo debilita y sólo conserva su apariencia.

Los accidentes son esenciales. Son aquello que da la forma
y su legibilidad.

“Ellos hablan al oído, yo quiero hablar a la memoria”.
(Joseph Joubert)

Un exceso de sentido reduce el verso a cenizas.

En el hueco del lenguaje. Nunca en su abundancia .

( Es más, “yo” está presente en Las naturalezas indivisibles
mientras que en La noción del obstáculo el pronombre estaba radicalmente
ausente).

La importancia del dorso.

Un libro no es una posesión. Un cuerpo, ¿de quién podría serlo?

“Mi ciencia no puede ser otra cosa que una ciencia de puntos. No
tengo ni el tiempo ni los medios de trazar una línea continua”.
(Marcel Jousse)

El cuerpo no es un sujeto, por eso…

De La poésie entière est préposition (2007)
Traducción de A.C.H.




La poésie entière est préposition.

Ce n’est que lorsqu’on met le pied sur l’âme de la corde que
le récit se déploie. Avant cela, il n’y a que des fragments de
sens et l’on ne voit rien de ce qui noue l’intrigue.

La voix n’aide pas à reconstituer une charpente. Elle dissout
l’ensemble, la fragilise et ne retient que l’apparence.

Les accidents sont essentiels. Ils sont ce qui donne la forme
et sa lisibilité.

« Ils parlent à l’oreille, je veux parler à la mémoire. »
(Joseph Joubert.)

Un excès de sens réduit le vers en cendres.

Dans le creux du langage. Jamais dans le plein.

(« Je » est d’autant plus présent dans Les natures indivisibles
que, dans La notion d’obstacle, ce pronom était radicalement
absent.)

L’importance du dos.

Un livre n’appartient pas. Un corps, à qui appartiendrait-il ?

« Ma science ne peut être qu’une science de pointillés. Je
n’ai ni le temps ni les moyens de tracer une ligne continue. »
(Marcel Jousse.)

Le corps n’est pas sujet, c’est pourquoi . . .


https://sevencrossways.wordpress.com/2014/09/page/2/





POETRY by Claude Royet-Journoud




NAISSANCE DE LA PRÉPOSITION

Claude Royet-Journoud


1. ANTÉCÉDENT

ils sont en guerre avec l’humain

fléchissement de l’attention
les mots auraient dû se placer dans l’angle

une calligraphie en miroir
fait partie de cette pauvreté






c’est dépecer un territoire

la chute d’un objet
désoriente la ligne

elle reconstruit dans le froid
un récit de peaux exhibées




derrière nous
l’animal est une rature

la pression du doigt sur la plaie
émeut la verticalité

sommeil de profil

il lui incombe de trouver
les formations et les ruptures




les rapprochements sont faits
on ne situe plus le drame
ni les crimes propres à une pensée
l’ancêtre se venge
une dernière fois

entre eux
l’innocence d’un dos

on pèse la mort
les tigres avancent dans l’image
c’est une phrase qui s’arrête
une sauvagerie à même le sol





les objets l’entourent d’un cercle
comme si
le déplacement se déduisait de ce corps révoqué
l’observateur s’affranchit de toute discrimination
puissance de l’étonnement
dans la bouche une phrase remplit le monde
la perte d’une voyelle démet le sens
il les déchire par un usage abusif





2. CONSÉQUENT

l’usurpation du nom
contrecarre la perspective

le chiffre se lit par dessous

en éloignant le sens
on termine le portrait


dans l’animalité et le désordre
ouvrir taillader nettoyer
la tête repose sur un linge
aucun décor

_____________



il apparaît sans cause
ne revendique pas le simulacre
ni sa douleur

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Sur la table basse, une abstraite venue au monde. Il ressent l’empreintre, la vitesse des syllabes percutées. Un souffle libère les membres inférieurs de leurs attaches. Elle ne limite plus sa force. Elle en atteste la réalité. Les propriétés de la scène déjouent l’intrusion du dehors.

*Une couleur d’avant la chute. Quatre cercles placés à la verticale. Elle attribue la progression du récit à l’orage.

_____________


je ne distingue plus les angles
plusieurs commencements accompagnent la main

du carton comme socle

les consonnes se répartissent sur les côtés
et à l’intérieur du bâtiment

l’eau est une encre à peine teintée
un oui qui emporte et ne se retourne pas

sur l’accident

_____________


phrases cerclées
le regard abandonne sa prise
hors de l’obsession

devant celui-ci
la rature déplace l’accent

_____________


des récits à l’emporte-pièce
butent contre un monde fermé

la couleur atténue le drame

avoir recours à la soumission
à l’épuisement
d’un alphabet

(le corps dans son prolongement)

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L’oeil inverse les proportions. Un dos paraît se dégager de la pénombre. Elle frappe le muscle. L’interruption vocale est définitive. Sa colère, un sommeil qu’on ne peut différer.

____________


on se bat en champs clos
l’animalité des postures écarte la douleur

_____________


chacun à son affaire

une succession de corps
dont l’identité dissout la vision

nudité de l’ébauche
vocabulaire de l’émeute saisi par l’histoire
il sépare les actes
puis les regroupe

ce qui engendre une scène




NASCIMENTO DA PREPOSIÇÃO



1. ANTECEDENTE

eles estão em guerra com o humano

um dobrar-se da atenção
as palavras deveriam ter-se colocado no ângulo

uma caligrafia em espelho
faz parte desta pobreza



é desmembrar um território

a queda de um objeto
desorienta o traço

ela reconstrói no frio
narrativa incisiva de peles expostas




atrás de nós
o animal é uma rasura

a pressão do dedo sobre a ferida
emociona a verticalidade

sono de perfil

ele o incumbe de achar
as formações e as rupturas




as reaproximações são feitas
não se situa mais o drama
nem os crimes próprios a uma idéia
o antepassado se vinga
pela última vez

entre eles
a inocência de um dorso

pesa-se a morte
os tigres avançam na imagem
é uma frase que pára
uma selvageria em si o solo




os objetos em torno de um círculo
como se
o deslocamento se deduzisse deste corpo destruído
o observador se libera de toda a discriminação
poder da surpresa
na boca uma frase completa o mundo
a perda de uma vogal dissolve o sentido
ele as rasga por uso abusivo



2. CONSEQÜENTE

a usurpação do nome
contraria a perspectiva

a cifra se lê por baixo

afastando o sentido
termina-se o retrato

na animalidade e na desordem

abrir talhar limpar

a cabeça repousa sobre o linho

sem decoração

_____________


ele aparece sem causa
não reivindica o simulacro
nem sua dor

_____________

Sobre a mesa baixa, vir ao mundo é alguma coisa abstrata. Ele ressente a impressão, rapidez das sílabas percutidas. Um suspiro libera os membros inferiores de suas amarras. Ela não limita mais sua força: atesta a realidade. As propriedades da cena confundem a intromissão do exterior.

*Uma cor de antes da queda. Quatro círculos colocados na vertical. Ela atribui a progressão da narrativa à tormenta.

_____________

eu não distingo mais os ângulos
vários inícios acompanham a mão

da caixa como pedestal

as consoantes se dividem sob os lados
e no interior do edifício

a água é tinta apenas colorida
um sim que vai e não volta

sobre o acidente

_____________


frases contornadas
o olhar abandona sua presa
fora da obsessão

ante este aqui
a rasura desloca a pronúncia

_______________


narrativas incisivas em mutação
acabam-se contra o mundo fechado

a cor atenua o drama

recorrer à submissão
ao esgotamento
de um alfabeto

(o corpo em seu prolongamento)

_____________


O olho inverte as proporções. Um dorso parece se deslocar na sombra. Ela contrai o músculo. A interrupção vocal é definitiva. Sua cólera, um sono, que não se adia.

_____________


bate-se em campo fechado
a animalidade dos gestos descarta a dor

_____________

cada um na sua

uma sucessão de corpos
cuja identidade dissolve a visão

nudez do esboço
vocabulário da revolta presa pela história
ele separa os atos
para depois reagrupá-los

o que engendra uma cena


Tradução: Régis Bonvicino e Odile Cisneros



BIRTH OF THE PREPOSITION


1. ANTECEDENT

they are at war with the human

attention sagging
words should be put at an angle

a mirror calligraphy
is part of this penury




it’s the dismemberment of a territory

the fall of an object
disorients the line

she reconstructs in the cold
a tale of skins on display




behind us
the animal is an erasure

pressing a finger on the wound
riles up verticality

sleep in profile

it falls to him to locate
buildups and breakdowns




reconciliations have taken place
no more space for the drama
or for crimes peculiar to a thought
the ancestor takes revenge
one last time

between them
innocence of a back

death weighed
tigers step into the image
a sentence is what comes to a stop
a savagery on the bare ground



objects make a circle around him
as if
the shift were deduced from this canceled body
the observer throws off all discrimination
force of amazement
in the mouth a sentence fills the world
loss of a vowel disjoints the sense
he tears them up with an improper usage



2. CONSEQUENT

encroachment of the name
counteracts perspective

the numeral legible underneath

by distancing sense
the portrait is finished


animality and disorder

to open to slash to scour

head placed on a cloth

no setting

_____________


it appears for no reason
making no claim on the simulacra
nor on its suffering

_____________

On the low table, an abstract approach to the world. He feels the impression, the swiftness of percussed syllables. A breath frees the lower limbs from their sockets. She no longer holds back her strength. She calls reality to witness. The scene’s proprieties foil an intrusion from without.

*One color before the fall. Four circles arranged vertically. She attributes the narrative progress to the storm.

_____________

I no longer distinguish angles
several beginnings come with the hand

cardboard as base

the consonants are distributed along the sides
and inside the building

water is an ink barely colored
a yes that carries and does not look back

on the accident

_____________

phrases circled
the eyes lose their grip
through with the obsession

before this one
erasure displaces accent

___________

accounts with bite
butt against a closed world

color attenuates the drama
having recourse to submission
to exhaustion
of an alphabet

(body in its prolongation)

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The eye inverts proportions. A back seems to emerge from the penumbra. She taps the muscle. The vocal interruption is definitive. Her anger, a sleep that cannot be postponed.

_____________

judicial combat
animal postures avert the pain

______________

each his own affair

a succession of bodies
whose identity disperses sight

nudity of the rough sketch
vocabulary of rioting seized by history
he sorts the acts
then regroups them

which begets a scene


Translated by Keith Waldrop

http://sibila.com.br/mapa-da-lingua/poemas-em-galego/pinturas-de-claude-royet-journoud/2244


TLS































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