lunes, 14 de diciembre de 2015

PASCAL MORA [17.768] Poeta de Francia


Pascal Mora

Nació en París, Francia, en 1962. Es profesor en el Centre de Formation Compagnonnique des métiers du bâtiment en Saint-Thibault-des-Vignes/París  que forma a los jóvenes y adultos  en las profesiones de la construcción. Es licenciado en letras y derecho. Tiene un máster en ciencias sociales/ educación y formación profesional.

Es poeta. Ha participado en lecturas principalmente en la region parisina. Ha publicado poemas en revistas de poesía francesa : Arpa, Comme en poésie, les Cahiers du sens, Multiples, Verso… También ha publicado dos libros: Feuilles du chemin (Encres Vives, 2009), Etoile nomade (L’Harmattan 2011). Va a publicar un nuevo libro este año, Paroles des forêts (Unicités). Su sitio web se llama Voyages dans la clairière  http://www.clairiere.net/. Acoge a poetas con sus textos y fotografías. 



Lucero del alba

Saludo al lucero del alba,
Venus en el prado
De las mañanas claras
Guiando a los pastores.
Y la esperan los marineros
En la esquina del estuario,
Esperanza sagrada
Del movimiento.
Se oye el portazo,
Gira la llave
Encendiendo en el tablero
El deseo viajero,
La promesa de esa orilla tesoro.

Nos llama una voz horizontal
El coche frota la calzada,
Multiplica las ruedas,
Galope de caballos
Por la tierra peregrina.

En el ahora,
No hay pasado ni futuro
Por la ventana plural
Desfilan los campos esmeralda.
Aparece el paisaje en oración
Detrás de un vitral
De silencio, silicio y selva.




Etoile du berger

Salut à l’étoile du berger,
Vénus au pré
Des  matins clairs
Guide les pâtres.

Et les  marins
La  guettent à l’angle
De l’estuaire,
Dans l’attente sacrée
Du mouvement.

La portière claque,
La clé tourne
Allume  sur les cadrans
Le désir de voyage,
La promesse  du rivage.

Bientôt
L’appel horizontal,
La voiture   frotte
La pierre des routes,
Les roues multiplient
Le  galop des chevaux
Sur la terre vagabonde.

Par la fenêtre au pluriel
Défilent
Les champs  de sinople. *
Le paysage orant
Transparaît
Derrière un vitrail
De silence, de silice
Et de  sylve.

Tomado de Estrella nómada (L’Harmattan, 2011).

 

Mano de oasis

Me haría ilusión escribirte
Que cruzo la semana
Al  frente de los acantilados.
Disparada saeta de cabeza vacía
Que planea en las curvas.

A toda velocidad
Por los pueblos de neblina
Voy deslizando en el esplendor
Hacia los esbozos oníricos
Que vigilan los mares
De Bering, de Bizancia
De Omán o de Arafura.

A contraluz en el capó
Llueven hojas resecas.
La piel del solsticio
Las consume en luces de sombra.

Se estira mi carrera
En solo de saxófono
Y la prolonga el jazz,
Manteniendo su nota azul
En los surcos sincopados
De la ruta solitaria.




Main d’oasis

Je voudrais t’écrire
Que je traverse la semaine
Au front des falaises.
Comme une flèche
A la tête vide,
En plané dans les courbes.

Je file par les détours de brume,
Radieux glissement
Vers les épures oniriques,
Les mers veilleuses
De Bering, de Byzance
D’Oman ou d’Arafura.

A contrechamp sur le capot
Il pleut des feuilles sèches,
L’épiderme du solstice
Les consume en phare d’ombre.

Ma course s’étire
En chorus de saxophone
Et le jazz la prolonge,
Tient sa note bleue
Sur les sillons syncopés
De la route esseulée.

Vers la lanterne des cimes,
L’asphodèle et la cardabelle
Ensoleillent le causse.
Par la vitre monde,
Il bruine des vergers
De rires féminins
Qu’enjôle l’aurore
Aux paupières d’ivoire.

Je mets le moteur au silence
Et passe une main d’oasis
Sur le défaut de la portière,
Comme si je caressais
La matière de l’errance.
Maintenant je le sais,
Quelqu’un en moi trépasse
Comme du bois vert
Envolé.

 

Espíritu inmortal

Espíritu inmortal
De la naturaleza sin sufrimiento
Acojo la plenitud de ser
Y se aleja el miedo.
Espíritu inmortal
Recuerdos de otros planetas
Murallas merovingias en el matorral de los siglos,
Blanca ciudad andaluza que nunca he abandonado.
Espíritu inmortal,
La familia forestal habla del árbol al pájaro, del hombre a la bestia.
Espíritu inmortal
Lo ligero vence
Lo inmóvil regresa a la errancia,
Águila silenciosa se desliza en el viento solar
Mis ojos amazónicos se alargan
Con el panorama de las ciudades abajo,
Y las lejanas megalópolis
Son desnudez en la landa.
Entre las ramas se ven navegar las nubes
Hay un vacío gris que se refleja en la distancia
En los pliegues azules del cielo.
Espíritu inmortal,
Mi alma es una mariposa que vuela en las cuatro direcciones del universo
Mas rápida que la luz,
Tan presente como el  instante.


Esprit immortel

Esprit immortel
De la nature sans souffrance
J’accueille la plénitude d’être
Et la peur s’en va.
Esprit immortel
Souvenirs d’autres mondes
Murs mérovingiens dans la broussaille des siècles,
Ville blanche andalouse que je n’ai jamais quittée.
Esprit immortel,
La famille forestière parle de l’arbre à l’oiseau, de l’homme à la bête.
Esprit immortel,
Le léger l’emporte
L’immobile retourne à l’errance,
Aigle silencieux glisse au vent solaire
Mes yeux amazoniens s’élargissent avec les villes du bas
Et les mégalopoles vues de loin
Sont nudités perdues dans la lande.
Esprit immortel,
Entre les branches  on voit passer les nuages
Il y a un vide gris qui se réfléchit au loin
Dans les replis bleus du ciel.
Esprit immortel,
Mon âme est un papillon qui passe aux quatre coins de l’univers
Plus vite que la lumière,
Aussi rapidement  que l’instant.

 



Encuentro de tres ríos en la cuenca entre montes
Matriz recoge el sonido del agua corriendo.
Cruzamos el bosque por las flechas preciosas talladas
En el matorral florido de  momentos sagrados
Plantados en el campo como lanzas de acacia.

Golpean a las puertas donde charlan los viajeros del alba,
En un rincón de las ruinas en marcha
Faunos tocan la flauta de ortiga a través de los lavaderos.
Los flexibles reptiles vibran con los prados entre agua y aliaga,
Sortilegio del río que murmura a las yemas de las riberas infinitas
Arriba es mediodía, el campanario toca la errancia,
El idioma de la infancia suelta enjambres de risas.
¿Quién está hablando con el lugar , llamando a los cuatro vientos ?
Hace poco, igual que ahora
Los coches veloces animan el fondo del espacio,
Arrugan los charcos, rasgan los caladeros celestes.





Rencontre des trois rivières dans le bassin des monts
Matrice recueille le son de l’eau qui court.
Nous traversons les bois par flèches précieuses taillées
Dans les buissons fleuris d’instants sacrés,
Plantés dans la campagne comme  lances d’acacia.

Ils  battent aux portes où devisent les passeurs de l’aube,
A l’encoignure des ruines en marche
Des faunes jouent la flûte d’ortie par le travers des lavoirs.
Les souples  reptiles  vibrent avec  les prés entre eau et ajonc,
Sortilèges de la rivière murmurent aux bourgeons des berges infinies
En haut il est midi,  le clocher crée   l’errance,
La langue d’enfance libère ses essaims de rires.
Qui converse avec les lieux en hélant  les quatre vents ?
Tout à l’heure comme ici
Les voitures vitesse vivifient  le fond de l’espace,
En froissant  les flaques d’eau, elles déchirent les pêcheries du ciel.

 




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