viernes, 15 de julio de 2016

MOHAMED FARID ZALHOUD [18.926]


MOHAMED FARID ZALHOUD

Mohamed Farid Zalhoud, nacido en 1959 en Tafraout, es un un poeta marroquí en idioma francés, además de pintor y escultor.

Farid Mohamed Zalhoud ha compuesto una trilogía poética en lengua bereber titulada: Imerruyen, takad, ighd (Chispas, fuego, cenizas), editada por las Éditions Berbères, en París, bajo el título Afgan Zund Argan.

Parole de Paria es su primera colección de poemas aparecida en Les Cahiers d’Anoual.

En 2007, ha publicado dos nuevos poemarios en PDF en Diogène Éditions Libres: Ultime Poème (Último Poema y Semblable à l’arganier (Al igual que el árbol de argán).

a finales de 2008, una antología titulada Mots de neige, de sable et d'océan: littératures autochtones" (Palabras de nieve, arena y mar: la literatura autóctona) apareció en Québec, bajo la dirección de Maurizio Gatti, con un prefacio de Tomson Highway, y que reúne a treinta y un autores, entre ellos Farid Mohamed Zalhoud.

Primer libro de su tipo que se publicará en Canadá, Mots de neige, de sable et d’océan reúne textos de los indígenas Francofonos . Indios americanos (Québec), bereberes (África del Norte), Canacos (Nueva Caledonia) y polinesios (Polinesia Francesa) para aprender juntos a través de la literatura, citando muchos temas comunes que unen el territorio, el amor y las tradiciones de la experiencia colonial. Los autores presentan poemas, cuentos, fragmentos de novelas, obras de teatro y otros géneros de sus propias tradiciones.

Premios literarios

Mohamed Farid Zalhoud ha obtenido tres premios literarios :

en 1997, el premio Saïd Sifaw ;
en 2000, el premio de joven creador del Gran Premio internacional Abdelkrim Khattabi ;
en 2001, el premio Tamaynut.



Dossier de poesía francófona reciente organizado por Sergio Eduardo Cruz y Gustavo Osorio de Ita, presentamos tres poemas del poeta, escultor y pintor marroquí Farid Mohamed Zalhoud (1959), pertenecientes a la antología titulada Semblable à l’arganier.

Las traducciones son de Ilse Campos (1995).
http://circulodepoesia.com/2016/07/veinte-poetas-francofonos-recientes-farid-mohamed-zalhoud-1959/


La lutte contre le temps

Moi, je désire vivre; que meure qui veut mourir
Le temps règne sur la raison; le genou, il a pu affaiblir
Bande de poltrons, oh, mauvaise graine
Amène-toi ère de rien que je t’offre l’épine
Mes compliments pour ta fosse si tu es amène

Moi, je désire vivre; que périsse qui veut périr
Jusqu’à ce qu’on assiste au vainqueur ô temps
Seul dans la jungle; nuée, je te vois t’enfuir
Je ne crains pas le lion; par contre, je l’appelle
Toi qui me ressembles, que Dieu te Bénisse

Moi, je désire vivre; que trépasse qui veut crever
Aliéné je suis pour toi qui ne vis que pour les entrailles
Les cœurs sont de fer, la forge en ruine tombe
La bête surpasse la mèche; le pigeon la palombe
Moi, j’ai leurré le temps par passion pas de représailles

Moi, je désire vivre; que meure qui veut mourir



La lucha contra el tiempo

Yo deseo vivir; que muera quien morir quiera
El tiempo reina sobre la razón; la rodilla puede debilitar
Banda de cobardes, oh, mala semilla
Ven, era de nada, que te ofrezco la espina
Mis cumplidos por tu fosa si eres amena

Yo deseo vivir; que perezca quien perecer quiera
Hasta que veamos al vencedor, oh tiempo
Solo en la jungla; nube espesa, yo te veo huir
Yo no temo al león; al contrario, lo llamo
Tú que eres parecido a mí, que Dios te Bendiga

Yo deseo vivir; que fallezca quien morir quiera
Demente estoy por ti que sólo vives para las entrañas
Los corazones son de hierro, la fragua en ruinas cae
La bestia sobrepasa la mecha; el ave a la paloma
Yo he engañado al tiempo por pasión, sin represalias

Yo deseo vivir; que muera quien morir quiera



Femme jaune

Le môme que porte la femme jaune est chétif
Faim, si tu étais un homme, je te trancherais vif
Ces petits affamés, ces petits nus damnés à errer
Tu en souffres ô mon cœur car la main est navrée
Si seulement j’ètais un crésus bonasse je vous graverais
De quignons, de fringues; hélas! Défaite j’essuierais
O vie, tu es pour la veuve telle la pierre jamais molle
O langue, on dirait que tu te voiles quand je t’aborde
Ces mots dont j’ai grand besoin semblent te faire défaut
De l’ennui je me suis dépêtré par des poèmes placebos
A quoi rime enfin que l’on profère vaine parole?

Mes larmes coulent vers la mer; la terre en déborde
Les hommes sont rares; je ne vois nul qui te rassure
O femme abandonnée et de grossesses alourdie
Le chemin de l’errance est long, point clair mais obscur
Celui qui le bat en est las, ni éteint ni abouti



Mujer amarilla

El niño que lleva la mujer amarilla es enclenque
Hambre, si fueras un hombre, yo te cortaría vivo
Estos pequeños hambrientos, estos pequeños desnudos condenados a errar
Tu sufres, oh, corazón mío, porque la mano está afligida
Si tan solo fuera yo un rico bonachón les grabaría
Mendrugos, vestimentas; ¡ay! La derrota enjugaría
Oh vida, tú eres para la viuda tal como la piedra nunca blanca
Oh lengua, uno diría que te escondes cuando yo te encaro
Esas palabras que yo necesito tanto parecen faltarte
Del aburrimiento me liberé con poemas placebo
¿A qué rima, en fin, proferimos vanas palabras?

Mis lágrimas fluyen hacia el mar; desbordan la tierra
Los hombres son raros; no veo alguno que te tranquilice
Oh mujer abandonada y de embarazos pesada
El camino del errante es largo, punto claro, pero obscuro
Aquel que lo vence está hastiado, no apagado ni terminado



Mauvais sort

Ne suis-je pas d’ici? Où vais-je alors partir?

Dès que j’approche l’espoir, il s’envole; à quoi vais-je servir?
Mauvais sort est l’écriture, fardeau, à qui vais-je écrire?
Le poème d’amour ô souffrance me voici frémir

Mon être est épris de poèsie qui est ma guérison
Le cœur bat le cafard, l’estomac bouffe le gazon
La frange désire la frange et la barbe son semblable
Moi, je chéris tout le monde surtout les inconsolables

Quand je dis mes poèmes, m’écoutent des entrailles
Mes émules et j’en crève; mon cœur en sanglote
Point je ne pardonne celui qui les fils cisaille
Sur le tissage d’amour et qui abat ses potes

Pourriez-vous, Paris ou Londres, me quérir
Parmi la neige une chaude demeure et me chérir?
Ce que l’âne forcé bouffe; ouf! j’ai bouffé la paille
O, liberté, des braises j’ai avalées; je te veux sans faille



Mala suerte

¿No soy de aquí? ¿A dónde voy a partir, entonces?
Si me acerco a la esperanza, ella se va volando; ¿para qué voy a servir?
Mala suerte es la escritura, una carga, ¿a quién le voy a escribir?
El poema de amor, oh sufrimiento, y heme aquí, estremecido

Mi ser es seducido por la poesía que es mi cura
El corazón bate la tristeza, el estómago se come el césped
El fleco desea al fleco y la barba a su semejante
Yo, yo atesoro a todo el mundo, sobre todo a los inconsolables

Cuando me digo mis poemas, me escuchan las entrañas
Mis seguidores, y yo muero; mi corazón solloza
No perdono al que los hilos corta
Sobre el tejido de amor y que dispara a sus amigos

¿Podría usted, París o Londes, buscarme
Entre la nieve una cálida morada y atesorarme?
Lo que el asno forzado come; ¡uf! yo he comido la paja
Oh, libertad, cenizas he devorado; yo te quiero sin falta


***


Vient de paraître "Imriri n umdlfaw" ( Le Seuli de l'Aube ),recueil de poèmes en Tamazight Imprimerie Al-Aqlam Agadir Maroc fin avril 2010


Inconsistance et j'en passe
(Dédié à Mostafa)

Durera ce délire je l'espère car d'insomniaque émane
Blotti contre le flanc où le coeur tel un oiseau en cage
Que des folles visions fouettent de la haine de la rage
Celui d'un enfant délaissé qui vainement crie "aman"

La nuit elle si longue se déroule combien indifférente
Eveillé quant à lui quand ronronne las ce bas monde
Lorsque sa douce âme vadrouille erre et vagabonde
Le trépas le guette d'oeil mauvais en sa tourmente

C'est alors qu'inconsistant n'insistant plus il se rend
Calumet de paix éteint ses mirettes baissées lasses
La pipe en os se casse que veux-tu pote qu'il fasse
Aujourd'hui c'est déjà demain qui point ne surprend

Tout est dit et pourtant tout être humain s'acharne
A y mettre un peu du sien voire un vain brin de rien
C'est pourquoi moi aussi un drôle de scribe j'incarne
Pour ne pas paraître aux yeux des miens un vaurien



Air précaire
(Dédié à Renée dite Frisson)

Son cri pur m'est parvenu
Et j'en ai gros sur le coeur
De vaine plainte saugrenue
Qui avive bien de rancoeurs

Je la sais fargile et précaire
Qui d'espoir fort se nourrit
Et se lasser cela c'est clair
Sans amour tout se pourrit

Elle provoque les beaux parleurs
De mots d'amour en haut parleur
Mots dits maudits car sans échos
Pour des horizons point amicaux

Je la sais aussi qui tant pleure
Pétrie de douleur la flétrie fleur
Femme en flamme l'infâme sort
A fait pour elle tellement de torts



Douce attente
(Dédié à Karine)

A quoi bon ami attendre
Si ce n'est un mot tendre
Comme l'amour comme la paix
Une douce attente qui paie

La voilà ami qui arrive
Ma muse tant attendue
Avec des merles et des grives
Une main de fée tendue

Ma mie qui d'une caresse
Aussi soyeuse que la paresse
Essuie cafard efface ennui
Et fait de moi ce que je suis

Poète chanteur et heureux barde
Qui pour les vers et pour les rimes
Habille accoutre et vêt et farde
Le poème gai svelte et sublime



Saut de gazelle
(Dédié à Virgule Isabelle)

Arrêt sur image:
Je t'apostrophe
Souplesse bondissant
Adresse resplendissant
En ton saut éblouissant
Finesse et fin de strophe

Emu d'admiration:
Dans l'étonnement primaire de l'enfant sidéré
Je te zieute ébaubi exécuter une inouïe danse
Je te zieute percuter par ta splendide cadence
Les recoins fort reculés de mon coeur téméré
Coï, bibi reste baba de plaisir et joie immenses

Incroyablement crédule:
Allons;et que ça saute môme!
Magne-toi;toi qui refuses être homme!
Amène-toi ressaisis-toi bel ange!
Oublie tes nuits hantées de montres et fantômes!
Crois-les sois confiant en tes mirettes étranges!

D'un vers à l'autre:
Médusé ô dame qui marque de virgules
Mes pas qui trébuchent mes yeux crédules
Ma tête bidule ma boule débile de bulles
Mon coeur battant chamade qui déambule
Marque-moi Virgule d'un point à la ligne et d'une majuscule



Hic et mot bile
(Dédié à Mouloudi , poète du monde)

Je m'évade mais je reviens à ma prison maudite
Mon salut n'est trouvable qu'au sein de moi-même
Entendeur compagnon ami et prochain acolyte
Voudrais-tu je te prie ouïr mon hic en ce poème ?

Voudrais-tu soutenir mon haleine narratrice
Sans songer en retenir la sagesse du propos
Ni soigner des soupirs mon os qui crisse ?
Je le veux à moi seul de l'éveil au repos

Te voilà qui t'emballes pour de vaines babioles
Et qui tentes tout ouïe et tout oeil de saisir
Par six sens l'essence au lieu de laisser moisir
En son insensé sort inouï de l'absurde guignole

Va l'ami ta triste ombre me dit long de la mienne
Itou de l'immonde monde hanté de sombres âmes
Toi qui es comme le cygne et le navire et la rame
Persiste signe et dénonce cette vie qui est chienne




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