sábado, 2 de julio de 2016

LEÓN LALEAU [18.908]


León Laleau

Léon Laleau (Puerto Príncipe, Haití 3 de agosto de 1892 - 1979) fue un escritor, político y diplomático haitiano. Laleau es reconocido como "uno de los más brillantes escritores de su tiempo". Recibió varios premios internacionales, tales como el Premio Edgar Allan Poe en 1962. Fue miembro de la Academia Ronsard y de la Académie Méditerranéenne.

Laleau obtuvo dos diplomas, en derecho y en letras, y ciencias. Como político, ejerció los cargos de Ministro de relaciones exteriores y Ministro de Educación, de Agricultura, y de Trabajo. Estuvo presente en diversos cargos diplomáticos, como Jefe de la Misión Diplomática en Roma, Londres, París, Santiago, y Lima y Embajador en Misión Especial en el Panamá, Cuba, Naciones Unidas, y UNESCO. Fue uno de los signatários del acuerdo que acabó con la ocupación norteamericana de Haití en 24 de julio de 1934.

Obras

Oeuvres principales:

Poesía:

À voix basse. 1919.
La Flèche au cœur. (Préface de Maurice Rostand). Paris: H. Parville, 1926.
Le Rayon des jupes; ou, Treize poèmes pour Tristan Derème.Saint-Calais (France): Imprimé par E. Lefeuvre, 1928.
Abréviations. Compiègne: Imprimerie de Compiègne, 1928; Paris: Librairie de France, 1929.
Musique nègre. Port-au-Prince: à compte d’auteur, 1931; Montréal: Mémoire d’encrier, 2003.
Ondes courtes. Port-au-Prince: Imprimerie de l’État, 1933.
Apothéoses. Port-au-Prince: Deschamps, 1952.
Oeuvre poétique. Port-au-Prince: Deschamps, 1978.
De Bronze et d’Ivoire, inédit.
Musique nègre (Le Rayon des jupes, Abréviations, Musique nègre, De Bronze et d’Ivoire, Ondes courtes). Port-au-Prince: Presses Nationales d’Haïti, 2005.

Teatro:

Une cause sans effet, comédie en deux actes (avec Georges N. Léger). Port-au-Prince: Imprimerie de L’Abeille, 1916.
Amitiés impossibles; lever de rideau en un acte (avec Georges N. Léger). Port-au-Prince: Imprimerie de L’Abeille, 1916.
L’Attelage, 1916.
L’Étau, 1917.
Les Petites Marionnettes, 1917.
La Question des frontières, 1917.
Le Tremplin, 1919.
La Pluie et le beau temps, 1919.
Un Duo à trois, 1919.
Lorsque le soir descend, 1919.

Novelas:

La Danse des vagues, roman haïtien. Port-au-Prince: Imprimerie A.A. Heureaux, 1919.
Le Choc: chronique haïtienne des années 1915-1918. Port-au-Prince: Librairie La Presse, 1932;  Port-au-Prince: Imprimerie Centrale, 1975.
Nouvelles sélectionnées:

« Comment mademoiselle a passé sa mi-carème ». Le Matin (1912).
Jusqu’au bord, nouvelle. Port-au-Prince: L’Abeille, 1916.
Essais:

Maurice Rostand intime. Paris: Éditions du Monde moderne, 1926.
Divagations à propos du chef: œuvre posthume 1950. Port-au-Prince: Deschamps, 1980.
Apothéoses.Port-au-Prince: Deschamps, 1952.

Premios y distinciones:

1935     L’ordre mexicain de l’aigle Aztec decerné à Laleau, Ministre des Affaires Étrangères d’Haïti
1962     Prix Edgar Poe de la maison de poésie et société des gens de lettres à Paris.
1968     Rose d’Or des poètes de la société des poètes français.
1978     Prix Henri Deschamps, pour Oeuvre poétique.
Membre de l’Académie Ronsard.
Membre de l’Académie méditerranéenne.
Membre de l’Académie diplomatique internationale.
Grand-Croix de Saint-Grégoire-le-Grand du Vatican.
Officier de l’Instruction publique et Grand Officier de la Légion d’Honneur de France.
Grand Officier Honneur et Mérite et Commandeur de l’Éducation nationale d’Haïti.






Traición
Trahison

Este corazón obsesivo que no concuerda
Ni con mi lengua ni con mis ropas
Y sobre el que muerden como un arpón
Sentimientos prestados y costumbres
De Europa. ¿Sentís este sufrimiento
Y este desasosiego a ningún otro igual
De domesticar con palabras de Francia
Este corazón que me vino de Senegal?

Tomado de Musique nègre 
POESÍA DEL CARIBE FRANCÓFONO Haití y Antillas francesas 
Traducción de Rosalía Cortés R. (Bogotá 2005)


         
Trahison

Ce cœur obsédant, qui ne correspond
Pas avec mon langage et mes coutumes,
Et sur lequel mordent, comme un crampon,
Des sentiments d’emprunt et des coutumes
D’Europe, sentez-vous cette souffrance
Et ce désespoir à nul autre égal
D’apprivoiser, avec des mots de France,
Ce cœur qui m’est venu du Sénégal ?

          

Jazz

Le trombone vient d’Honolulu,
De la Barbade, le saxophone,
Et le grand mulâtre au nez poilu
Qui grimace une chanson bouffonne,
Un soir, s’est enfui de Port-de-Paix.

« Mais avec qui des trois, se demande,
(Tous les trois ont de crépus toupets !)
Se demande la putain flamande,
Avec qui passerai-je ma nuit,
pour n’avoir pas une nuit d’ennui » ?

          
Cannibale

Ce désir sauvage, certain jour,
De mêler du sang et des blessures
aux gestes contractés de l’Amour,
Et de percevoir, sous les morsures
qui perpétuent le goût des baisers,
Les sanglots de l’amande, et ses râles !
Ah ! vieux instincts inapprivoisés
De quelques ancêtres cannibales !

          

Silhouette

La dame qui vient de Rotterdam,
En route pour sa saison à Cannes,
Songe, en arpentant le macadam,
Aux Antilles, à ses champs de cannes,
À sa cousine créole Ruth
Qui parle encor de ce pique-nique
Où ses chairs éprouvèrent le rut
d’un mulâtre de la Martinique.

          
Sacrifice

Sous le ciel, le tambour conique se lamente
Et c’est l’âme même du noir :
Spasmes lourds d’homme en rut, gluants sanglots d’amante,
Outrageant le calme du Soir.

Des Quinquets sont fixés aux coins de la tonnelle,
Comme des astres avilis.
L’ombre sue un parfum de citronnelle
Séchée à l’acajou des lits.

Et moment, par moments, du houmfort tutélaire,
Parmi des guirlandes d’encens
Les bêlements du bouc qui, dans la brise, flaire
L’odeur prochaine de son sang


Ces cinq poèmes sont extraits du recueil de Léon Laleau, Musique nègre, publié pour la première fois à compte d’auteur en 1931 et republié aux Éditions Mémoire d’encrier à Montréal en 2003.






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