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jueves, 25 de mayo de 2017

HABIB TENGOUR [20.144]


Habib Tengour

Habib Tengour. Nacido el 29 de marzo de 1947, es poeta, sociólogo y antropólogo francés-argelino. Nació en Mostaganem, en el este de Argelia, en 1947. La familia Tengour se trasladó a Francia cuando Habib tenía cinco años y creció allí en un hogar obrero. Estudió sociología en Francia y continuó sus estudios en Argelia en la Universidad Constantino. Aunque su trabajo se basa en varios aspectos de la cultura argelina y la tradición, Tengour escribe principalmente en francés. Su primer trabajo publicado fue un libro de poesía surrealista Tapapakitaques o la poésie-île (1976). Su principal traductor en inglés es Pierre Joris, profesor de la Universidad de Albany .

Tengour vive entre París y Constantino.

Obras seleccionadas 

Exile is My Trade: A Habib Tengour Reader , translated by Pierre Joris (Black Widow Press, 2011)
Empedocles's Sandal , translated by Pierre Joris (Duration Press, 1999)
Tapapakitaques ou la poésie-île (1976)




Cesura I

Si viene a interrogar un rastro medio quemado,
lo hace impulsado por un atavismo o más bien
una técnica celosamente guardada.
Ha tejido el poema en secreto.
Meses de retiro en el desierto,
a merced de los vientos,
con el fin de ajustarse a la tradición.
Excoriación y el látigo.
La dureza del eco inicia a través de rupturas tonales.
El alejamiento diluye la sangre.
Es entonces cuando la fragilidad del ritmo
se descubre junto con
un repentino miedo a la oscuridad.
No dirá nada sobre el escalofrío
en la audiencia o la rareza
de las visiones. Imágenes de sonido empujan…

Él se erige para evocar la situación.

La circunstancia es banal en contraste con las palabras que la describen.

Una entera puesta en escena retórica para evacuar el mutismo de las cenizas.



Caesura I

If he comes to interrogate a half-burned trace,
he does so impelled by an atavism or rather
a jealously guarded technique.
He has woven the poem in secrecy.
Months of retreat in the desert,
at the mercy of the winds,
so as to conform to the tradition.
Chaffing and the whip.
The echo’s harshness initiates into tonal ruptures.
Remoteness dilutes the blood.
That’s when the rhythm’s fragility
is discovered together with
a sudden fear of obscurity.
He’ll say nothing about the shiver
in the hearing or the strangeness
of the visions. Sound images jostle…

He stands upright to evoke the dwelling.

The circumstance is banal in contrast to the words that describe it.

A complete rhetorical staging in order to evacuate the mutism of the ashes.

La traducción corre a cargo de Gustavo Osorio.
http://circulodepoesia.com/2017/05/poesia-argelina-contemporanea/




Césure - II.

          Largesses. Tu donnes et tu reçois. Tu relances la donne. Sans arrêt.

Debout.

Turbulence du rituel. Se délester gaiement. Avec ostentation. 

Entretenir à bout de bras un feu caduc dans la nuit. Les jours s'amenuisent à
 mesure que le chant recouvre les cavités de la maison. Celle que tu interpelles
 n'est pas vide. Tu as soupiré. Un nom dans le bruissement du vent. 

Puis langui devant la porte. 

Longuement. 

Il n’y a personne pour prêter l’oreille à un discours amoureux convenu.
 Les tournures sont subtiles. La forme ne vise pas qu’à des prouesses
 d’équilibristes. L’écho te saisit parfois à la gorge. 

… 

Tu as même gravé ses initiales dans le bois pour tromper l’attente.





Césure - II.b.

Ligne à peine tracée… Lointain dans le bleu du jour. 

Ce n’est pas en vain que tu interroges la demeure. Elle s’ouvre au dieu immobile, dans une familiarité troublante. Comme pour te désigner ce quelque chose à saisir et à garder en dehors de toute nostalgie. 

Ce que tu déchiffres dans les décombres, tu ne l’ignores pas puisque tu serres, farouche, le manteau de voyage dans l’attente de nouvelles.
La crainte, tu l’abandonnes avec les provisions de route. Tu sais la fille de Ma’bad prête à clamer ta louange.

Ce sont trois choses qui maintiennent en vie - sagesse de caravanier. Une jouissance infinie. Ces fils de la poussière savaient honorer l’hôte et discerner la plainte d’une chamelle. Ils paradaient, oisifs et prodigues,

surtout altérés au moment de la mort.





Césure - III

Vestiges - ces intailles tombées en poussières… 
Depuis longtemps, 

nos corps guettent un répit. Un clignement pour se glisser en silence au milieu du campement. S’abriter. 
Célébrations…

Tu imagines des retrouvailles au pied d’un arc-en-ciel. Comment reprendre un dialogue amoureux à la césure même ? Révéler le fond de son âme. Taire les questions pour ne pas rouvrir des blessures. Ouvrir les bras. Il y aura à boire et à manger pour tous les convives, de la musique et des feux sur les toits pour signaler le festin. 

Ton désir incline le regard. Comme une hésitation… 
Des images vives pour tenir compagnie. 
Un attirail de bazar.




Césure - III.c.

Vivre est le temps de la mort… Là, une vie neuve. 

Espacement des étapes. 
L’érosion de la roche chagrine l’œil. Comme au jour de la migration, tu ne trouves plus de mots pour décrire le bruissement qui te soulève le cœur. Re-monte une inscription semblable à ce tatouage au dos de la main.

Vide le ciel comme la demeure et cet arbre qui ploie l’égaré vers la poussière. L’oiseau tournoie au dessus du crâne avec la patience d’une tortue. Autruches et gazelles ont fui les parages. Tout est à l’abandon. Des attaches brisées. 
Les années ont passé et l’errance a recouvert le souvenir. Que de causes dé-fendues pour éprouver nos limites !… Tant d’étrangers – vis-à-vis de lumière – sont venus dans la maison… 
L’exil n’a laissé qu’un vague souvenir d’images mouvantes.




Césure - IV.

Y a-t-il quelqu'un ? La question ne semble pas absurde malgré la déso-lation des lieux. A y réfléchir, il doit bien y avoir une âme en sursis. Elle hante les parages. Il a appris à déclamer pour masquer ses demandes. Il a même fini par ne plus rien attendre, laissant les mots dire à leur guise. D'ailleurs, ce ne sont pas les mots qui disent mais la manière ou le regard d'accompagnement. Avec le temps le stock se réduit considérablement. Il n'ose plus puiser dans le lexique. Ce qu'il sait dire, il ne sait plus le dire. C’est à peine s’il articule. Cet amour, par exemple, qui est là. Tatouage au dos d’une main. Il est bien là. Dans le miroitement. Et lui-même au bord des larmes et du rire. A peine s'il distingue les traces du campement au milieu des débris.  

… 

Il se remémore sans hésitation tous les vers des poètes anciens.




Césure - IV.d.

Illusoire l’écueil. D’un éloge, les subsides assurés. Le souvenir ravive un désir de coupes non entamées, de sabre et de lance. 

Les attaches sont rompues depuis longtemps… 

Cette langue florissante – un tissage délicat l’irradie vers la divinité absente ; elle s’étrangle à l’évocation d’une maison en ruines. Lieux désertés, aux eaux saumâtres, livrés au brigandage. 
Tu as plié avec cette peur du retour et des coupeurs de routes métamorphosée en astuce. 

… 

Tout a changé ! Les vins de la Trappe croupissent dans l’œil torve du censeur. Adieu bravade des jours pour mesurer la valeur. Que de belles aimées dont il ne reste que le nom comme une exhortation à émigrer : Nawâr, Hurayra, Mayya, Abla ou Umm ‘Amr… 
Dépossédé face à ta mort, tu appelles les braves du lignage à la rescousse. 
Réitérer le salut n’engage à rien. 

De la longue errance de  nos pères, nous n’avons tiré aucune semonce.





Césure - IV.d.

Illusoire l’écueil. D’un éloge, les subsides assurés. Le souvenir ravive un désir de coupes non entamées, de sabre et de lance. 

Les attaches sont rompues depuis longtemps… 

Cette langue florissante – un tissage délicat l’irradie vers la divinité absente ; elle s’étrangle à l’évocation d’une maison en ruines. Lieux désertés, aux eaux saumâtres, livrés au brigandage. 
Tu as plié avec cette peur du retour et des coupeurs de routes métamorphosée en astuce. 

… 

Tout a changé ! Les vins de la Trappe croupissent dans l’œil torve du censeur. Adieu bravade des jours pour mesurer la valeur. Que de belles aimées dont il ne reste que le nom comme une exhortation à émigrer : Nawâr, Hurayra, Mayya, Abla ou Umm ‘Amr… 
Dépossédé face à ta mort, tu appelles les braves du lignage à la rescousse. 
Réitérer le salut n’engage à rien. 

De la longue errance de  nos pères, nous n’avons tiré aucune semonce.









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RABAH BELAMRI [20.143]


Rabah Belamri

Rabah Belamri, nacido el 11 de octubre de 1946 en Bougaa en la región de Setif en Argelia, y fallecido el 28 de de septiembre de 1995 en París, fue poeta y escritor argelino.

Rabah Belamri perdió la vista en 1962 (año de la independencia de Argelia). Después de graduarse en la escuela secundaria en Setif, en la Escuela de Jóvenes Ciegos de El Biar (Argelia), en la Escuela Normal de Profesores de Bouzareah y en la Universidad de Argel, llegó a París en 1972, donde escribe una tesis doctoral sobre la obra de Louis Bertrand, espejo de la ideología colonial que fue publicado por la Oficina de Publicaciones oficiales Universitaires (OPU) en 1980. Adquirió la nacionalidad francesa.

Es autor de varios libros de poemas, cuentos y novelas inspiradas en su infancia argelina. Fue entusiasta de la obra de Jean Sénac a la que dedicó un ensayo y consideró como un guía.

Murió el 28 de septiembre de 1995 en París consecuencia de una cirugía, dejando su obra inacabada.


tu as peur
à l’orée de l’oubli
gazelle
ta course me traverse
dans un déluge de sable noir

(Rabah Belamri)

Bibliographie:

L'Œuvre de Louis Bertrand, miroir de l'idéologie colonialiste, Office des Publications Universitaires, Alger, 1980.
Les Graines de la douleur, contes populaires, Publisud, Paris, 1982, 110 p.
La Rose rouge, contes populaires, Publisud, Paris, 1982.
Le Soleil sous le tamis, récit d'enfance, Publisud, Paris, 1982, 316 p.
Chemin de brûlure, poèmes, dessins de Hamid Tibouchi, Éditions de l'Orycte, Paris, 1983.
L'Oiseau du grenadier, contes, proverbes et souvenirs d'enfance, Castor poche, Flammarion, Paris, 1986.
Le Galet et l'hirondelle, poèmes, l'Harmattan, Paris, 1985, 108 p.
Proverbes et dictons algériens, L'Harmattan, Paris, 1986.
Regard blessé, roman, Gallimard, Paris, 1987, Prix France-Culture 1987; Folio, 2002.
Jean Sénac: entre désir et douleur, essai, Office des Publications Universitaires, Alger, 1989.
L'Olivier boit son ombre, poèmes, couverture et illustrations de Pierre Omcikous, eau-forte de Abdallah Benanteur, Edisud, Aix-en-Provence, 1989, 104 p.
L'Asile de pierre, roman, Gallimard, Paris, 1989.
L'Ane de Djeha, L'Harmattan, Paris, 1991.
Femmes sans visage, roman, Gallimard, Paris, 1992 (Prix Kateb Yacine)
Pierres d'équilibre, poèmes, Le Dé bleu, 1993.
Mémoire en archipel, souvenirs d'enfance, Gallimard, Paris, 1994.
Chronique du temps de l'innocence, Gallimard, Paris, 1996.
Corps seul, Gallimard, Paris, 1998.







Poema inédito

tu grito madre
guerrera de eternidad
durmiendo en mi garganta
yo construía en su olvido
un claro jardín
cuando una espina en mi frase
sacudió sus párpados
oh mantén cerrados los ojos
permanece en tu noche el guardián de quimeras
no invadas la página de la saliva amarga




Poème inédit

ton cri ma mère
guerrier d’éternité
dormant dans ma gorge
je bâtissais dans son oubli
un jardin clair
quand une épine de ma phrase
a effleuré sa paupière
oh maintiens ton regard clos
demeure en ta nuit gardienne de chimères
n’envahis pas la page d’une salive amère

La traducción corre a cargo de Gustavo Osorio.
http://circulodepoesia.com/2017/05/poesia-argelina-contemporanea/



Al borde del párpado

Cada vez que me traspasas
abandonas en los huesos una flor seca
soy un país cubierto de tus signos
pero juego a confundir tu nombre
tirando en el eco de tus barrancos
mis frases temblorosas

tal vez estés sentada justo al borde del párpado
reclinada en mi única lágrima

(Trad: Colette)





Au bord de la paupière 

Chaque fois que tu me traverses
tu abandonnes sur les os une fleur sèche
je suis un pays jonché de tes signes
pourtant je joue à brouiller ton nom
jetant à l'écho de tes falaises
mes phrases tremblantes

peut-être es-tu assise juste au bord de la paupière
adossée à ma seule larme

Poème de Rabah Belamri extrait de “Pierres d'équilibre” p. 26



Invierno árabe

Comimos
Nuestra pasión en hierba
Así como nuestra sangre
Así como nuestro muerto
Pero allí dónde el cardo
La vigilancia(víspera)
En los pliegues(sobres) del sueño
La abeja elabora
Una esperanza de Hespérides
Vendrás Atlas
De infrangible dolor
Vendrás
Sobre la mascarada
Volcar los cielos
De un golpe de hombro
Y la pupila nacida
Además de mirada
Enunciará
La renovación del arabesco

Camino de quemadura, Rabah Belamri
http://webcache.googleusercontent.com/




Rabah Belamri, d'origine Algerienne, est né le 11 octobre 1946 à Bougaâ, dans l'actuelle wilaya de Sétif en Algérie. Il perd la vue en 1962 (année d'indépendance de l'Algérie). Après des études au lycée de Sétif, à l'Ecole des jeunes aveugles d'El Biar (Alger), à l'Ecole normale d'instituteurs de Bouzareah et à l'Université d'Alger, il arrive en 1972 à Paris où il soutient un doctorat sur l'œuvre de Louis Bertrand Miroir de l'idéologie coloniale qui fut oublié par l'Office des Publications Universitaires en 1880. Il acquiert la nationalité française.

Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, de contes et de romans inspirés par son enfance algérienne. Il fut touché par l'œuvre de Jean Sénac à qui il consacra un essai et qu'il considérait comme un guide.

Il meurt le 28 septembre en 1995 à Paris la suite d'une intervention chirurgicale, laissant son œuvre inachevée.



2e poème inédit

1

cette nuit 
la mer manque de tendresse
horizon de roches
afflux de rouille dans les membres
le pêcheur s'épuise à capter son visage
si près de l'abîme


2

les terrasses du sommeil basculent
l'écume se fait banquise
je reviens néanmoins contre ta hanche
dénudé par la rumeur de l'aube


3

même le ciel des prophètes prend feu
à ta crinière
ô Boraq de désir
tes ailes bleuies d'audace
inversent l'oeil de la mort


4

ce matin
l'île penche sous son poids de lumière
une fillette court sur la dalle des prières
je reçois les embruns de son rire




Poésie mise à nu

Rabah Belamri, dont j’ai cité plusieurs  passages  de son émouvant recueil,  « l’Olivier  boit son ombre »,  rend  hommage  à un autre  auteur algérien; Abdelmadjid Kaouah

C’est une poésie de la mise à nu,
vibrante de douleur, de refus, de désir
et d’espoir.
Chaque poète a néanmoins élaboré
son propre langage
pour saper l’ordre de la mutilation
et nommer les horizons possibles.
Nous sommes dans « le verbe en chaleur».




l’olivier boit son ombre – 01

                                à Yvonne

ni la neige
ni les planètes captives de ta voix
n’apaisent mes syllabes
j’habite dans le miroir et j’appelle
toute ombre qui bouge sous la paupière
pas à pas

le muscle à sa brûlure
j’avance
dans le silence du jour
la main sur ton épaule
une source
une croix
la prière au bord de l’abîme
midi au cœur
J’avance
Sur la trace du poème





l’olivier boit son ombre – 02

et ce matin
la neige rernplissait le chemin les herbes
et l’arôme du café les ombres  se taisaient la rose noire dormait entre ses chiens
encore la nuit
le silence nous serre les lèvres
la pierre de la peur est déjà dans le ventre
quelle main mettra en place le jour quel pied donnera le gué
les chiens se taisent l’attente franchit le rempart
jubilation
de l’autre côté la terre dresse ses mâts
les pirates du soleil dansent sur la grève




l’olivier boit son ombre – 03

il est des mains
si mangées par l’ombre
qu’elles ont oublié la prière des étoiles
il est des pierres habitées par une rumeur d’herbe
qui attendent la pluie
il est un poème plus vaste que la Nuit du Destin




l’olivier boit son ombre – 04

         à Claude Krul-Attinger et à Zakarya Tamer

l’enfant rit toi qui appelles la mer
tu sais son cœur est un oiseau qui se balance
entre la tendresse des mots une aile bleue
une aile verte la rose et l’étoile l’accompagnent
l’enfant rit son ombre danse
mais un jour le roi de l’étendard noir décrète
le rire blasphématoire
on frappe le poème le cœur éclate en gerbes de soleil
l’oiseau s’envole le rire de l’enfant dans la gorge
sur l’herbe danse toujours une ombre d’étoile et de rose




l’olivier boit son ombre – 05

tu as surgi des blés dans ma rocaille tu as marché
est-ce mon image
une ancienne douleur de nuit
ce rêve au visage cloué
j’ai suivi tes pas et la route n’était plus qu’une planche





sans titre

sur l'autre rive
tu vois un arbre mort
son ombre ouvre dans l'eau
un abîme de lumière

sept serpents noirs gardent sa mémoire

tu poses une main sur ta bouche
et tu passes avec le fleuve
rêvant d'orage et de crue

Pierres d'équilibre
le dé bleu




sans titre

ce matin dans le jardin
le figuier est couché face contre terre
ses racines ont ouvert un ossuaire
près de la haie de ronces un cheval dort
entré avec l'aurore


                                      Belle-Ile,
                                            3 août 1985

L'olivier boit son ombre
Edisud, 1989




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sábado, 20 de mayo de 2017

NASSIRA BELLOULA [20.140]


NASSIRA BELLOULA

Nacida en 1961 en Batna (Argelia), se instaló recientemente en Montreal. Poeta, periodista y reportera, trabajó en varios diarios argelinos. 

Es también autora de tres novelas y varios ensayos sobre la condición de las mujeres y niños, incluyendo el libro de Argelia, La matanza de los inocentes, publicado en Francia por Fayard en 2000. Fue también miembro de la Comisión Nacional los derechos humanos (Argelia) afiliados a las Naciones Unidas.


Historias / novelas 

2003 : Le Revanche de May , roman, éditions Enag, Alger, ( ISBN 9961-623-36-3 ) 2 ; réédition, éditions La pleine Lune, Montréal, ( ISBN 978-2-89024-204-3 )
2003 : Rebelle en toute demeure , récits, éditions Chihab, Alger, ( ISBN 9961634926 ) , 2003.
2008 : Djemina , récits, éditions Media-plus, Constantine, ( ISBN 9961922026 )
2008 : Visa pour la haine , roman, éditions, Alger, ( ISBN 9789961780688 )
2014 : Terre des femmes, roman, éditions Chihab, Alger,

Poesía 

1988 : Les Portes du Soleil , éditions Enal, Alger, numéro d'éditions, 2149/85 (notice BnF n o FRBNF35070264 )
2010 : The Gates Of The Sun , traduction de Les Portes du Soleil , éditions Rafar, Alger

Ensayos

2000 : Algérie, le massacre des innocents , éditions Fayard , Paris, ( ISBN 2213605432 ) , 2000
2005 : Conversations à Alger, quinze auteurs se dévoilent , éditions Chihab, Alger, ( ISBN 9961635094 )
2006 : Les Belles Algériennes, confidences d'écrivaines , essai, Média-plus, Constantine 3
2009 : Soixante ans d'écriture féminine en Algérie , essai, éditions ENAG, Alger, ( ISBN 978-9961-62-718-1 )

Antologías

2008 : Arbres Bleus, fantasmes naufragés , poésies, collectif, éditions Mille feuilles, Sétif 4
2009 : Tamazgha francophone au Féminin , collectif sous la direction de Boussad Berrichi, éditions Séguier , coll. « Littérature », ( ISBN 978-2-84049-591-




Traducción de Gustavo Osorio.
http://circulodepoesia.com/2017/05/poesia-argelina-contemporanea/



La espera

Allá el invierno avanza
Allá, el frío bufa
Sin embargo un susurro
surge en el centro
del cuarto
Ofréceme tus brazos
con los que puedo abrazar
estas tierras lejanas
Esta temporada
que nace con la risa
de los niños




L’attente

Là l’hiver s’avance
Là le froid s’ébroue
Cependant un murmure
chute dans le centre
de la pièce
Offre-moi tes bras
que je puisse enlacer
ces pays lointains
Cette saison
qui nait avec le rire
des enfants








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miércoles, 13 de enero de 2016

MILOUD HOMIDA [17.894] Poeta de Argelia


Miloud Homida

Escritor (poeta, ensayista) y periodista, nació en la cuidad de Djelfa – Argelia-, donde reside. Dirige suplementos culturales desde 1993, habiendo publicado sus primeros artículos en la revista "Alwihda"; en 1995 trabajó para el periódico "Alwaha" – El oasis. 

Entró al mundo del poema desde su infancia, y nadó en sus espacios vertiginosos,escribiendo sobre los problemas sociales de su país. Colabora en periódicos de Argelia como "Achourouk", "Djazayer news", "Alyaom", y "El Hiwar", como así también para otros países de lengua árabe (Egipto, Bahrin, Arabia Saoudi, Syria, Palestina, Kuwait). Desde 2003 fue designado Director del periodico "Assabah" –La mañana- en Argelia. 

Estudió sólo el idioma español, con la incondicional ayuda de sus amigos escritores Sarahi López, Carmen Ávila Jaquez y Humberto Garza Cañamar. Actualmente también escribe poemas en español. En 2004, publicó sus textos en la Antologia Hispanoamericana -Editorial "Lord Byron", Madrid, 6ta edición- ,compilador Leo Zelada , con 47 poetas como Ricardo Costa, Pedro Nazar, Aníbal Ross, Alfonso Chase, Celia Bermejo, Jaime Siles, Celia Altschuler, y Manuel Lozano, convirtiéndose a su vez en miembro del grupo literario Neón. 

Ha publicado el libro "Viento de la Soledad", y "Paginas Latinas", trabajando al mismo tiempo en la traducción de autores hispanoamericanos como Manuel Lozano.



Poemas de Miloud Homida 


Polvo

¿No has visto en éxtasis el trinar de 
un pájaro que explora su trono en las aguas ? 
¿No has visto el soplo de mi locomotora arruinar el color de de ese puente?, 
cuando nos alejamos de las montañas recibimos del polvo de la tierra el olor a la cuidad. 
¿No nos hemos elevado a los principios que nos despierta el atardecer? 
¿No hemos vaciado en un espacio de la imaginación de nuestros sueños? 
Di si tu quieres que esta distancia no se levante de su letargo 
por el tiempo de consuelo.




Martha

A Martha Delia .T 

Cuando el sueño escribe 
un texto en mi corazón 
acelera el tiempo 
entre mis manos. 

Apilo cráneos de mi tristeza, 
esparzo mi miedo entre 
las calles de Querétaro 
lo devuelvo a mi cuarto para buscarlo 
sobre el lenguaje de tus cartas. 

El amor y la poesía 
habitan por las tarde; el miedo también, 
allí besamos la tierra de nuestro cuerpos 
mientras dormimos sobre las palabras. 

¿Cuantas veces estuviste aquí? 
abro una ventana 
escribo, leo, 
mitigando silencios en la espera. 


Djelfa .. Jalpan .. 
sueño frío 
una charla agradable, 
dos rostros efímeros, 
una sombra que descansa sobre mi hombro. 

07/04/2005




Titanic

“el tiempo no buscado se lanza desde Dios 
donde no fui verdad.” María Eugenia Caseiro 

Ninguna cosa escribe nuestros nombres 
en tu pañuelo azul … 
estoy aquí … bebo del río, 
vivo… 
escribo… 
Mi vela ya no se inquieta por el viento, 
mi barco se hundió, 
se volvió memoria, 
estoy vivo aquí.. 
Mi mano en tu mano: 
el último color plateado 
en mi cielo… 
Vuelvo a mi partida 
a mi profundidad silente 
para buscar tu collar azul , 
para buscar nuestros espíritus… 
permita el hielo, fundirse en la orilla de mi playa, 
sobre mi mano extendiéndose en la tuya. 
tu vestido de novia 
pinta mi memoria 
hundido en mis dolores, 
ahogado en mis sueños… 
Tu navegas cuando ves mi fotografía 
que se ha grabado en tu espacio, 
nadie ve mi rostro excepto tu … 
Ninguna cosa es igual 
al cruzar el tiempo de la memoria, 
cuando abraces todo el pasado 
volverás al presente 
donde viviremos juntos. 
Cuando nuestros nombres despierten 
naceré en el hielo, 
cuando mi memoria despierte, 
seré todo amor , todo agua 
toda vida …