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lunes, 16 de enero de 2017

MONIA BOULILA [19.870]


MONIA BOULILA

Monia Boulila (Sfakes, Túnez, 1961). Es poeta y traductora. Trabaja como activista cultural, especialmente en muchas asociaciones por el derecho de la mujer y la paz en el mundo. Participó en varios festivales dentro y fuera de su país como los festivales mundiales de poesía en París y Rumania en 2010. Publicó gran parte de su poesía en francés, entre ellos los poemarios Mon joyau (2007), Souffles inédits (2008), Ailes et frissons (2010). También el poemario en árabe Llena de ti (2011).


Es la primera vez que se traduce su poesía y se publica en lengua española. Y es mérito del poeta y traductor iraquí Abdul Hadi Sadoun, recientemente reconocido con el Diploma de Huésped Distinguido de Salamanca.



RESURRECCIÓN

En cada día
echo en tu boca
una gota de mi lluvia
para acabar de aquí
y desaguarme en tu oleaje.

Cada Noche
mando a tu luna
la luz de mi estrella
para apagar aquí
y lucirme en tu ojos.

En cada sueño
siembro en tu pecho
latidos de mi corazón
para morir aquí
y renacerme en tu tierra.



انبعاث

في كل يوم
أسكب في ثغرك
قطرة من مطري
كي أنتهي هنا وأفيضُ في مَدِّك
في كل ليل
أبعث لقمرِكَ
نورا من نجمي
كي أنطفئ هنا وأضيء في عينيك
في كل حلم
أزرع في صدرك
نبضة من قلبي
لأموت هنا وأولد في أرضك…



OLVIDO

Nube soy…
te avisa
de la llegada de la lluvia
o una llovizna mojando una tierra seca,
te alegras y me abrazos
y disfrutas del sabor de la lluvia.

Desaparece la nube,
yo también.

Alegre estás
en la claridad de tu cielo y tu sol.

Y me olvidas,
¿pero quien puede olvidar la lluvia?




نسيان


سحابة أنا… تنبؤك
بقدوم المطر
أو بغيث يبلل أرضا جفت
تفرح بي وتهلل لي
وتلتذ بطعم المطر
و تمضي السحابة
وأمضي أنا
وتفرح بصفاء سماءك وبشمسك
وتنساني
ومن ينسى المطر؟





¿DÓNDE ESTOY?

Me plantaste en una espiga
y prohibiste su cosecha,
me plantaste en el sueño
y renunciaste sus valles,
me plantaste en un poema
Y cambiaste su significado.



أين أنا…؟

زرعتني في سنبلة
ومنعت موسم الحصاد
زرعتني في حلم
وهجرت براري النوم
زرعتني في قصيدة
وأقفلت كل المعاني…


http://www.crearensalamanca.com/tres-poemas-de-la-tunecina-monia-boulila-traduccion-de-abdul-hadi-sadoum/





Monia Boulila est née le 21 septembre 1961 à Sfax, en Tunisie. Elle est issue d’une famille où les femmes, tout comme les hommes, ont lutté héroïquement contre le colonialisme 

De par son histoire familiale Monia est une femme tunisienne à la fois militante et émancipée en un mot une citoyenne du monde […] C’est par mail, depuis sa Tunisie natale chérie, que la poétesse Monia Boulila nous a sollicité pour prendre part, à Paris, au Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs. Ce mail nous a autant agréablement surpris que vivement enchanté,  car il nous parvenait au moment où le peuple de Tunisie avait courageusement inauguré le Printemps des peuples arabes du XXIe siècle. En tant que poètes engagés et épris de Liberté nous ne pouvions qu’être solidaires avec ces revendications populaires pacifiques se levant pour réclamer un changement radical pour une Tunisie nouvelle, construite sur le socle de l’équité et d’une justice sociale et économique.[…] Lorsque nous avons accueilli la poétesse Monia Boulila  au 9e Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs nous lui avons réservé à la Librairie Orphie  –   sise en plein cœur du Quartier Latin à  l’angle du Panthéon et de la Sorbonne –   un hommage fraternel par des applaudissements soutenus, avant de découvrir enfin sa poésie. C’est porté par cette vague de soutiens chaleureux que Monia a lu, avec grand bonheur, ses poèmes, avant d’échanger des cartes de visite avec les membres de notre cercle poétique fort heureux de cette rencontre humaine et littéraire.  »

P. 465, Thierry Sinda, Anthologie des poèmes d’amour des Afriques et d’ Ailleurs (Orphie, 2013)


Sur les marches de l’Opéra !

Dans ton baiser,
Encore chaud et sonore, sur ma joue ;
Je cherchais ma mélodie,
Quand soudain cet air indéfini,
Qui transforme le chant en Dieu,
Est venu  embrasser la note native
L’Opéra de Paris a frémi
Sur les marches de l’Opéra
Symphonie je suis devenue
Et dans le refrain de l’amour
Fillette j’ai couru
Derrière les papillons
Escaladant les marches, m’envolant vers les cieux
J’ai embrassé la main de Dieu
Le nuage dans la main
J’ai coloré en rose la pluie
Sur les marches de l’Opéra
J’ai retrouvé Monia…. la poésie ! 

Monia Boulila in Anthologie des poèmes d’amour des Afriques et d’ Ailleurs par Thierry Sinda (Orphie, 2013)






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miércoles, 4 de enero de 2017

SGHAÏER OULED AHMED [19.813]


Sghaïer Ouled Ahmed

Mohamed al-Sghaïer Ouled Ahmed [en árabe: محمد الصغير أولاد أحمد / Muḥammad al-Ṣaghīr Awlād Aḥmad] (Sidi Bouzid, 4 de abril de 1955-Túnez, 5 de abril de 2016) fue un poeta tunecino.

Nacido en una zona especialmente desfavorecida de Túnez, estudió en una escuela coránica y después cursó los estudios primarios. Hizo el bachiller en Gafsa y finalizó sus estudios como animador cultural en el 'Institut Supérieur de l'Animation pour la Jeunesse et la Culture'.

Educado como musulmán, se mostró contrario a los movimientos islamistas radicales tanto como a los regímenes totalitarios de los presidentes Habib Burguiba y Zine El Abidine Ben Ali. Considerado un patriota demócrata, su primer libro de poemas, publicado en 1984, fue prohibido. Un año más tarde, la represión política le alcanzó hasta perder el trabajo como animador y fue detenido en la ola de persecución que siguió a los disturbios por el pan (1983-1984). Entonces se estableció un tiempo en Francia, donde realizó estudios de psicología en la Universidad de Reims.

En los años 1990 regresó a Túnez donde las autoridades le ofrecieron la dirección de un centro cultural destinado a difundir la poesía tunecina, pero los gestos de apertura del régimen se diluyeron años más tarde. En 1993, el poeta rechazó la Orden Nacional al Mérito Cultural que le otorgaba Ben Ali. Fue uno de los poetas e intelectuales símbolo de la revolución tunecina en 2010-2011 que abrió el camino de la conocida como Primavera árabe. En su obra, fundamentalmente poética, se encuentran el censurado بشيد الايام الستة (Canción de seis días, publicado finalmente cuatro años después, 1988), No es mi problema ('ليس لي مشكلة' سنة (1998), تفاصيل (Detalles, Túnez, 1991), وصية، (Testamento, Túnez, 2002) o القيادة الشعرية للثورة التونسية : يوميات (Liderazgo poético de la revolución de Túnez: diario, Túnez, 2013). Falleció de cáncer en el Hospital Militar de Túnez. El presidente, Béji Caïd Essebsi, destacó entonces en Ouled Ahmed su compromiso político y social al señalar que el poeta «defendió la causa del pueblo tunecino, compartió sus penas y militó por su libertad y dignidad».


Sghaïer Ouled Ahmed, quien escribió en su lecho de muerte, un día antes de su fallecimiento, su poema final:

No tengo otra tumba
en el más allá
que estas tres sílabas:

Tu-ni-sie

[Túnez].


«Je dis adieu à ce qui fut et à ce qui ne sera plus 
Je dis adieu à ce qui est bas et à ce qui est altier 
Je dis adieu aux causes et aux effets  
Je dis adieu  à la voie et aux méthodes  
Je dis adieu aux cervidés et aux larves  
Je dis adieu aux embryons, aux individus et aux collectivités  
Je dis adieu  aux pays et aux patries  
Je dis adieu aux religions  

(...)  

Je dis adieu à ma plume et à mon horloge  
Je dis adieu à mes livres et à mes cahiers 
Je dis adieu aux péchés véniels et aux péchés mortels  
Je dis adieu à mes cigarettes 
Je dis adieu aux menottes et aux chaînes 
Je dis adieu aux fantassins et aux frontières  

(...)  

Je dis adieu au mouchoir qui fait adieu  
Je dis adieu aux mouchoirs qui font adieu  
Je dis adieu aux larmes qui me font leurs adieux  
Je dis adieu aux adieux.»




«Nous aimons ce pays comme personne; 
nous y faisons pèlerinage  
Avec les exilés 
Matin 
Et soir 
Même dimanche  
Et si on nous tuait  
Comme on l’a déjà fait  
Si on nous exilait  
Comme on l’a déjà fait  
Si on nous bannissait 
Au diable vauvert  
Nous reviendrions en conquérants 
Vers ce pays  
Par Dieu qui  
Fit le ciel  
Sans colonnes  
S’il y avait sur terre  
Un lieu de pèlerinage  
Autre que celui  
Du Hedjaz 
Je me serais orienté  
Vers ce pays  
La nuit je dors avec en tête  
La faim des orphelins 
L’orphelinage des affamés  
Et la frustration de celle  
Qui éleva des hommes  
Sans chevaux  ........»



Je n’ai pas de problème

Je n’ai pas de problème  
Tout chat que je vois seul errant  
Je l’embrasse (...)  

Jamais 
Je n’ai de problème  
Après dix bouteilles vertes  
Dont je ferai les bases de ma cité parfaite  
Et nommerai mon commensal à sa tête  
Puis ma poésie dictera sa loi 
Je ramènerai les soldats à leur devoir sentimental 
Et m’en irai 
À mon verre oublié  

Je n’ai pas de problème  

Quand je serai mort  
Seuls auront marché derrière moi ma plume  
Mes chaussures  
Et le rêve des bourreaux ..........»




«Mon Dieu,  
les billets classe Élus  
du jour dernier  
ont été tous vendus  
je n'ai trouvé  
ni l'argent ni le temps 
ni l'excuse qualifiante  
pour en acheter un  
Daignez déchirer  
Seigneur  
leurs faux bons de Trésor 

Votre Dit est la raison  
Seigneur 
les rois comme les présidents 
incarnation de la nocivité   
quand ils investissent une cité  
y sèment la corruption  
Alors détruisez les palais des rois  
pour que les affaires des cités 
au plus tôt soient réparées  

Seigneur  
faites qu'au lieu des dattes  
des vers, des mille-pattes  
poussent en régimes  
sur les dattiers!  

nous sommes allés tous  
maintes fois aux élections 
et pas une fois les urnes 
n'ont retenu notre sélection .........» 





Sghaïer Ouled Ahmed, el poeta más rebelde de Túnez


Fustigó en sus versos al dictador Ben Alí y tras su caída fue perseguido por los islamistas

Por RICARD GONZÁLEZ

Seguramente, no fue casualidad que Sghaïer Ouled Ahmed, uno de los poetas contemporáneos tunecinos más queridos y admirados en todo el mundo árabe, naciera el 4 de abril de 1955, en plena agitación nacionalista, solo un año antes de lograr la independencia de Francia. Ni que el nombre de pila de su madre fuera Tounes (Túnez en árabe). Sus más conocidos poemas fueron los de temática patriótica, como el que empieza con el verso “Nosotros amamos el país como nunca nadie lo ha amado”, que los compositores, Mohamed Mejri y Mouhanned Naser convertirían en un himno de amor a la patria al añadirle melodía.

Probablemente, tampoco fue una cuestión de azar que el poeta más rebelde del país, el que se atrevió a rechazar la Orden Nacional al Mérito Cultural en 1993 al temido dictador Ben Alí, fuera originario de un pueblo de la provincia de Sidi Bouzid, cuna de la Revolución de los Jazmines. No lejos de su aldea, “en el desértico sur, el sur profundo”, se inmoló en diciembre de 2010 Mohamed Bouazizi, un vendedor de frutas desesperado por una vida sin expectativas ni dignidad. “Una luz que resplandece entre los planetas del sistema solar”, señaló en su homenaje literario al primer mártir de la primavera árabe.

Mientras los políticos y diplomáticos occidentales rendían pleitesía a Ben Alí y los analistas del FMI alababan la estabilidad y el crecimiento económico de Túnez, en los años noventa los versos de Sghaïer Ouled Ahmed ya presagiaban una revuelta que en menos de un mes terminó con una de las más brutales autocracias árabes y cambió la historia de Oriente Próximo. 

“El viento se anuncia y sus techos son de paja. 
La palma de la ira es alta y sus cristales son frágiles”

advertía su pluma ácida.

La noticia de su muerte el pasado 5 de abril sumió a Túnez en un estado de conmoción. Medios de comunicación, políticos, personalidades del mundo de la cultura y simples ciudadanos le han rendido homenaje de formas diversas. Muchos, simplemente compartiendo su poema favorito en las redes sociales. El presidente del país, Béji Caïd Essebsi, ofreció su pésame a la familia del difunto y en un comunicado destacó que Ouled Ahmed “defendió la causa del pueblo tunecino, compartió sus penas y militó por su libertad y dignidad”.

El día antes de su deceso, en la celebración de su 61º aniversario, ya presentía cerca su final. Su último poema, escrito ese mismo día en su lecho de muerte, sonaba a despedida: “No tengo otra tumba / en el más allá / que estas tres sílabas tu-ni-sie”.

Desde hace meses la opinión pública tunecina era consciente de su delicado estado de salud, provocado por un cáncer en estado avanzado. En julio del 2015, un tuit anunció su muerte por equivocación y el rumor corrió como la pólvora por las redes sociales. Él mismo lo desmentiría con un mensaje irónico en su página de Facebook: “Buenos días... Soy yo, Sghaïer Ouled Ahmed”, que acompañó de un vínculo a una canción titulada No quiero reventar. Y es que su furor revolucionario no ahogaba su sentido del humor, que a menudo utilizaba para fustigar al poder. Para muestra, esta ingeniosa frase: “La esperanza de vida de los tunecinos es de dos presidentes y medio”.

En 1984 terminó su primer libro de poemas, pero fue inmediatamente prohibido por la censura por su contenido contestatario. Entonces trabajaba aún de animador cultural en un centro público para jóvenes. Un año después, como castigo por su activismo político, perdería su empleo y optó por emigrar a Francia para estudiar psicología. A mediados de los noventa, en un intento por parte del régimen de congraciarse con los intelectuales de izquierda, le ofrecieron hacer realidad su sueño de más de una década: dirigir un instituto cultural dedicado a difundir la poesía tunecina. No obstante, duró poco tiempo en el cargo.

Ni tan siquiera la caída de la dictadura le alejó definitivamente del clima de amenazas e incertidumbre. Musulmán a la vez que antislamista, fue acusado de ateo por algunos clérigos fundamentalistas, a los que tildaba con sarcasmo de “embajadores de Alá”. En agosto del 2012, de las palabras pasaron a los actos, y fue brutalmente agredido en la calle por un grupo de jóvenes salafistas. Pero tampoco ellos le amedrentaron, pues continuó fustigando su intolerancia “con las bombas de la poesía”.



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sábado, 17 de diciembre de 2016

FETHI SASSI [19.757]



Fethi Sassi

Poeta y traductor tunecino nacido el 01 de junio de 1962 en Nebel (Cap. Bon, Nordeste de Túnez).

Escribe a menudo poemas en prosa.
Participa en numerosos encuentros literarios nacionales.
Es miembro de la Unión de Escritores Tunecinos. Miembro del club "la Creación Literaria" en la Casa de la Cultura de Sousa.
Publica su primer poemario "Un grano de pasión" en 2010. 
Publica su segundo poemario "Yo sueño.........y escribo sobre los pájaros las últimas palabras" en 2013.
Tiene un tercer manuscrito poético titulado "Un cielo para una ave extraña", traducido al francés e inglés titulado "Todo este universo es la cara de mi amada".



Dolor de flautas

Es cierto;
que no deseo ser eterno,
ya que la verdad quisiera castigar al viento en el prefacio del poema
me enfado como hace Dios en el funeral de los poetas,
para tumbarme al borde de la falda de un árbol que abrace fruta 
inmadura;
así,
tatuando mi cara sobre mi brazo,
y esparciendo tiempo de la nostalgia,
para mamar los placeres del ombligo de las palabras,
¿Acaso llora la leche, sigilosamente, si revienta del seno de la historia
un sueño digno con el canto de las estrellas?
Yo no tengo una cara para mojar mi confusión;
en un cielo de una nueva alegría,

Estaré solo, peleando con la oscura noche, en la profundidad de la ausencia,
advirtiendo el silencio con el abandono del vacío;
y uniendo las piedras para agasajar al dolor de las flautas.

Poem in Arabic Fethi Sassi
Translation in spanish Abdul Hedi Sadoun



Te llamaré el poema 

Amor mío, qué bonito…..  
Que elija esta manera lujosa para suicidarme…
Así como un puro columpiándose en la boca de un viejo marinero
Juraría que no tengo otra manera más atractiva
Vertido en soledad como la leche sobre el borde del sol 
Cuelgo esta arcaica cara que tengo en el techo del mar
Dejando mis respiraciones para la casualidad….
Como si estuviera convirtiendo nuestra noche en un cuento para los 
pasajeros 
Estoy alucinando, ¿no sé cómo hacerlo??
A pesar de todo, insisto en viajar hacia la nada 
Batallando contra los poemas para que te describan como un…..
Por ejemplo, como un suspiro… sí un suspiro.
Sueño mientras estoy esperando que vengas como si fueras una 
lluvia otoñal.
Quizá te conseguiría un nombre, pero….  qué sería…?
Las palabras vuelven a sus nidos al final de cada noche 
Este es mi dilema.. que en mi pleno sueño dibuje la cara del vacío 
Un aroma que revele tu ausencia 
Como el olor de la hierba….
El perfume del exilio…
El color del arcoíris…
Cierro mis ojos para poder contestar a las preguntas del sol.
Me apetece tomar café sobre tus pezones 
Para hacerles el amor a aquellas gotas de sudor sobre tu nevada piel.
tras el atardecer contemplando como el viento está componiendo una
Canción clandestina.
Entonces, dime ¿cuándo llegará tu noche a su última estrella?
Quiero desaparecer….
Recuerdas aún cómo comíamos la luna como si fuera
 una almendra..?
Era cuando tejía un ágata de tus miradas y lo posaba sobre el cuello 
de la noche.
Eras mi única estrella que humedecía sus pies en el río.
La luna estaba tonteando con las estrellas para que se quedara allí 
vigilando la eterna cascada de los besos.
No sé qué decir mi amor….
Ante aquel ruido tremendo de aquel pecho del momento desnudo.
Estaba huyendo de ti…
Huyendo de demasiada tristeza 
entorpezco igual que el vestido que llevas puesto….
Igual de preocupado cuando roza tu cuerpo perfumado con la henna 
de la luna.
Mi garganta exige a mi voz que vaya hacia el refugio de las palabras 
Para que, finalmente, pueda traicionar a mis venas….
Para poder llamar a las cosas por su nombre 
Para encontrar un nombre para ti…
Te llamaría el poema    

POEM  FETHI SASSI 
TRANSLATION OMAR ZOUHAIR 




traduzione in italiano di Giuliano Ladolfi da una interlineare francese a cura di Souad Zwini 



اِحتِمَال المَرايَا

أعَانِقُ النصَّ
وأنتَشِي حينَ أغتَالُ الحُروفَ  
أكْـتظ ّ بدَهشَتِي
وأحْتفِي بشَظايَا الاحتِمَالِ   ...  


SPECCHI

Abbraccio il testo:
sopprimendo le lettere mi esalto...
ed ebbro di stupore
festeggio i bagliori del mondo interiore...


أحزَان

الحزنُ ضَيفٌ   
جمِيلٌ يسْكننِي كلَّ يَومٍ   
يخرُجُ عاريًا ويَترُكُ البَابَ   
مفتُوحًا لأحْزَانٍ جَدِيدَةٍ   ....


Tristezza

La tristezza è un'ospite graziosa,
non mi abbandona per tutta la giornata,
m'incanta con la nuda sua bellezza
e apre la porta
a  malinconie inusitate




إدمَان     

أطــلُّ عَلى مَائِي    
أدمِنُ المَسَاءَ  ...
وأخـْتـلِي مَع ضِفافِي  ...


Dipendenza

Per l'acqua io mi struggo,
offro me stesso all'ombra della sera
e poi mi apparto con le mie rive...



إشْكَال

كنْتُ أحبـّهَا    
منَ الألفِ إلى آخِرِ حُرُوفِ اللّغاتِ         
ولكِنْ هلْ كانَتْ هِي الأبْجَدِيـّةُ نفسُهَا   ...   ؟  


Orizzonti diversi

L'amavo
dall'a alla zeta.
...ma usavamo lo stesso alfabeto?



أقاصِي الذّاكِرة

ألتقِطُ عينَيكِ   ...
منْ أقاصِي الذّاكِرَةِ فأهْطلُ مَطرًا   
تُطرّزَ المسَافاتَ   ...  


I confini della memoria

Ridisegno i tuoi occhi
ispirandomi all'abisso del ricordo,
ripercorro la via della pioggia
e così ne abbellisco la distanza...





فِكرَةٌ

وَجَدتُهَا بَينَ شَفتَيكِ تَلمَعُ كَنَجمَةٍ ، 
سَقَطَتْ  .....
واختَفَتْ بَيْنَ الكَلمَاتِ  .



Idea 

I have found her between your lips  ;
cleaning as a star  ,
then it falls and disappears between words .






أسئِلةُ الذّاكِرَةِ

مَسْكُونٌ هَذَا النّهَارُ بِالوَلهِ .         
لكنَّ عَقارِبَ السَّاعَةِ ، تلسَعُ الذّاكِرَةَ ،    
حِينَ تَذهَبُ اللّحْظَةُ لتَبحَثَ عَنْ نَفسِهَا .    



Questions Memory 

This day is infatuated ;
but the clockwise strung memory  ,
   when the moments leaves to search for themselves  …..





سُلالَةُ الرِّيحِ    

أنتَ مِنْ سُلالَةِ العَاصِفَةِ ،        
كلّمَا تأوّهَتْ عَلى خَدِّكَ الرِّيحُ ،     
تَقاطَرْتَ كَقصِيدَةٍ  ....     



The dynasty of wind 

  You are descendent from the tempest , 
whenever the wind groans on your cheek ,
    you stream like a poem …..





رصيف الدهشة

على الرّصيف...
يسأل النرد
إمرأة تجلس على حافة
لفافة...
تشرب شفتي...
مأتم القهوة سافر في حلقي
كوداع أخير
فبـأيّ شفة سأكتبك
وأوشوش للصمت
لغة عينيك
لغة المرآة على كفّ
الرحيل...
لغة المرآة على كفّ
الرحيل..
أيقونة من سفر الرماد
قمر...
ونجوم تسافر إلى المبتغى
قائمة للذكرى...
وقائمة للنسيان...
خذ مكاني
فالصمت لا يبرح عنوان
الرحيل
ثمانون عاما يعانق الصراخ
قال:
رائحة البرتقال في كفّ الرماد
كانت تلاعب الخريف مع
القمر...
خذ مكاني
رائحة العتمة
وفيـّة كالخيانة....
أفتح أبوابا للحيرة
ونوافذ للحروف...
أنام كقصيدة تفاجئ الفراغ
تتكأ على شمعة الوهم
وتعلن انتحار العنكبوت
لينزل الستار...
لماذا أتيْتِ؟
لمَاذا أتيْتِ؟
وحينَ دَعَاكِ الرَحيلُ أبـيـْــتِ
وجــئـْــــتِ كــأنـَّــكِ سِــحْــرٌ
وأحْلى كـــلامِ الإنَاثِ حَكيْتِ
وكيْفَ ترَانِــي أذوبُ بنَاِري؟
وعينٌ لديْــك تـرانِـي وَأنـْـتِ
تـُضيفينَ نـَـارًا كـدَمـْـعِـــــي
وعنْدَ الــرَحيلِ أرَاكِ بَـكـيْتِ
لمَاذا أتيتِ؟
فأنـْـتِ أمَامِــي كأنَّ خَـيـَـالاً
وطيفًا لدَيـْــكِ ينـَــامُ ِببـيتِـي
وكلُّ الحِديثِ يقولُ بـصمْتٍ
كأنـَّك أشْهَى دمُـوعٍ بـكيــْتِ
وحوُرالجِنـَـانِ كطيٍر تـَـدُورُ
تُريدُ الرَحيلَ وأنْتِ أبَيـْـــتِ
فلوْ كانَ حبِّي لدَيْكِ عَزيــزًا
حَمَلتِ المَتاع وَتوًّا رَحَلــت
لمَاذا أتيتِ؟
لمَاذا ترَكْـتِ الرَبيـعَ حـِزينـًـا؟
وصُوْتُ الرَبيــِع يئنُّ كصَوْتِي
ودمـْــعٌ يَسيــلُ وخــدّ ٌرَقِيـــقٌ
وأنْتِ كطفلٍ بحضنِي اِرْتميْتِ
وأنتِ عيونِي وكـُــلُّ جنُــونِي
وبعدُكِ عنـِّي شبِيــهٌ بمـوْتِــي
فهيـَّـا وقُولـِــي لكـُـلِّ العِـبـَــادِ
بـأنـِّي عـشِقـتُ عشقتـُـكِ أنـتِ



Ache flutes

Really…
I do not reflect on eternity
But all the history is that I rebuke
the wind in the introduced poem…
I roister as god does in the poet‘s funeral ceremony
I lie down on a tree border embracing baby fruit
embroider my face on my shoulder
and scatter climates of nostalgia   …
For suckling desire from bundle talk
But the milk cries if berate history is gushing out
a dream lost on the sly with peeps stars …
I have no face to wet my confusion in a sky
for a new happiness
I will seclude in the bottom of the absence
And scratch his extravagant night   …
Intimidate the silence to the resignation of
the emptiness
and collect pebbles to court ache flutes ….

(Translated from Arabic by Fethi Sassi)


A wild woman

I say  …
Why don’t I go astray Burdened by winter
Probing into the realm of the poem   ?
That’s why my mother told me   :
Don’t drink milk with the jerk
Ride towards the north of the night  ….
And drink her face  …
No shadow left you ; but what befalls  you
Is the alienation of exiles upon the last cloud
That splintered in the tavern of the night
In fact  ….
you desire nothing but a wild woman  ….
Bones of a tree that changes its clothes for your forthcoming wedding

And a poem that wets the hair of water with a ballad  …
Thus we parted like a hug  ….
Therefore, my son you have to woo your wound   …
So that you pick up an amazement from her lips
Come in and let the sun bathe her face in your hands  …
Let the coal of the story blaze with your longing
Dwell in fire to warm up the poem
On the shadow of the factors
Definitely the lightening will dwell stealthily in her cup of coffee.
So you become  ….
The stature of roses …  and a tavern of tears
Then at the extremity of the threads of poetry
Bathe in the salt of her lips
Lay the absence on fire   ….
So that the rose grows old with her bleeding fragrance
And the poem peeps on my fingertips

The evening smells the metaphor
excessive in counting its fingertips
The spikes yearn for the call  ….
And the story remains like a tattoo on the shoulder of
doves   …..

(translated from Arabic  by Monia Zguidi)








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